Les erreurs du test de l'Adn
  08-04-2003 11:52
Auteur : ((i))
 
 
   
     
  >> page initiale
>> index du dossier
>> multilanguage version





Voici une petite liste de cas où l'examen du profil génétique a conduit à la condamnation d'un innocent. Il ne s'agit pas d'une liste complète (les erreurs humaines seraient trop nombreuses), mais elle permet d'identifier les problèmes les plus courans rencontrés dans l'application des tests Adn dans une enquête.

Février 2000

La police anglaise résout un cas de vol grâce au test de l'Adn: un parkinsonien, qui se déplace avec difficulté et qui habite à 300 kms du lieu du crime, est arrêté. Son Adn, examiné en 6 régions différentes, coïncide avec celle retrouvée par les enquêteurs. Le profil génétique de l'homme est déjà à disposition de la police car il avait été enregistré lors d'une bagarre musclée avec sa fille. Mais il suffit de conduire en état d'ivresse pour que la police anglaise enregistre le profil Adn. L'homme est blanchi quand son avocat demande l'examen d'un plus grand nombre de régions de l'Adn. Si l'on examine six régions seulement, les concordances dues au hasard sont fréquentes. Après le nouvel examen, le profil de l'homme et celui de l'assassin paraissent différents. La police anglaise annonce que dorénavant dix régions de l'Adn au moins seront considérées afin d'enquête. lire

Novembre 2001

Michael Green est condamné pour viol aux EU à partir d'un examen génétique réalisé sur un échantillon de sperme trouvé sur une serviette. La serviette avait été utilisée par l'agresseur peu après le délit. Treize ans après, il est acquitté car on reconnaît que les traces examinées n'appartenaient pas seulement à l'agresseur mais aussi à la victime, et que le test n'avait plus aucune valeur. Michael Green a eu la chance d'avoir été défendu par les membres de l'Innocence Project, une organisation à but non lucratif d'avocats qui défend les personnes condamnées sur la base de fausses preuves. Sans leur aide, il n'aurait pas pu rouvrir le procès, obtenir l'autorisation pour un nouvel examen de l'Adn et surtout rassembler 5000 dollars, le coût d'un test de l'Adn. lire

Avril 2002

Lazaro Sotolusson est détenu dans la prison de North Las Vegas avec une accusation de violation de la loi sur l'immigration. Son voisin de cellule porte plainte contre lui pour viol, et la police ordonne un examen de l'Adn sur les deux prisonniers. Ensuite, elle introduit les deux profils génétiques dans la base de données et découvre que l'Adn de Sotolusson correspond à l'Adn trouvée sur les lieux de plusieurs délits précédents jamais résolus. Sotolusson est même reconnu par une des victimes, et passe un an en prison. Après avoir obtenu un nouveau test génétique, l'avocat de Sotolusson démontre que les étiquettes des examens génétiques avaient été échangées par le laboratoire d'analyse. Sotolusson est acquitté mais reste sous enquête pour viol sur son voisin. lire

Septembre 2002

Josiah Sutton écope de douze ans de prison pour viol a Houston, Texas. Sur le lieu du délit on retrouve des traces d'Adn, et le laboratoire policier de Houston identifie cette Adn avec celle de Sutton. Quatre ans et demi plus tard, une société privée (Identigene) découvre que les traces trouvées appartiennent à deux personnes différentes et exclut Sutton. Il ne s'agit pas de la première faute commise par le laboratoire de la police. Le laboratoire est fermé trois ans après la condamnation de Sutton à cause du nombre d'erreurs trop élevé. Aujourd'hui la police enquête sur le laboratoire et en 25 cas de condamnation précédentes (dont 7 capitales) où les tests génétiques ont été employés elle a décrété la répétition des tests. lire lire

Février 2003

La police italienne communique le profil Adn de l'assassin de la journaliste Annalisa Vicentini aux polices internationales. La police anglaise le compare avec sa base de données (700000 profils fichés) et trouve une concordance. Un barman anglais est accusé pour le meurtre, mais il affirme n'avoir jamais été en Italie et que le jour du délit il était au boulot: 20 personnes peuvent en témoigner. Après son arrestation, la police anglaise contrôle l'Adn du barman dans un nombre plus grand de régions par rapport aux 6-8 de norme en Angleterre et, selon des rumeurs courues dans des journaux anglais, l'innocente. Le 25 mars les résultats du deuxième test seront officiellement publiés. lire (en italien)
 
     
   
  > Ajouter un commentaire  
   
> Ajouter une traduction à cet article
> Télécharger l'article au format .PDF
> Envoyer cet article par e-mail
 
Prends l'information en mains
>> Archives newswire <<