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FRANCAIS
Quelques droits face à la police spécifique au canton de Vaud
Qu’il s’agisse de cas isolés, de la répression de groupes cibles ou de l’infiltration des mouvement sociaux, il est utile de témoigner de ce que nous voyons et/ou subissons. Les abus policiers ne sont pas des “histoires privées”. Nous refusons de nous laisser diviser entre bonNEs et mauvaisES manifestantEs, mégaphones et non-mégaphones, toxicos et non-toxicos, étudiantEs et squatters/euses, pas plus qu’entre suisses et étrangers/ ères, jeunes ou vieux,chômeurs/euses et travailleurs/euses. Chaque agression policière menace ou vise directement la liberté de toutes et de tous. Pour briser la répression, soyons solidaires.
Si vous êtes refouléE à la frontière sous prétexte d’interdiction du territoire” ou si une telle interdiction vous est signifiée, contactez une permanence anti-répression.
Comportement en cas d’action et de manifestation Laisser agendas, répertoires téléphoniques (effacez celui de votre téléphone mobile si possible), armes et drogues à la maison. Prendre de quoi écrire, une carte téléphonique, votre carte d’identité ou une photocopie du passeport. Pensez à avoir vos médicaments sur vous en cas d’arrestation.
Pendant la manifestation: Ne pas appeler les manifestantEs par leur nom ou prénom (vous risquez d’être entouréEs de policiers-ères en civil)! Toujours vous déplacer par petit groupe (trois ou quatre manifestantEs), cela permet d’être bien entouréE et de mieux réagir en cas de problème. En cas de lacrymogène, évitez de courir. Restez calmes et groupés, essayez de respirer à travers un foulard. Rincer les yeux abondamment à l’eau.
En cas de tirs de balles en caoutchouc, faites attention à vos yeux. Ne pas regarder les tireurs-euses. Prévoir des lunettes de protection (également pour les gaz). En cas d’arrestation, crier votre nom aux autres manifestantEs afin qu’il soit possible d’entreprendre des démarches pour votre libération.
Arrestations - Interrogatoires En cas d’arrestation, vous avez le droit de vous taire et vous ne risquez aucune sanction légale si vous appliquez ce droit! Vous êtes obligéEs de donner votre nom, prénom, domicile, nationalité. Pour les personnes qui ne résident pas en Suisse, il faut donner une adresse d’hébergement et des moyens de subsistance.
Dès votre arrivée au poste et sauf avis contraire du juge, vous avez le droit de prendre contact avec vos proches ou unE avocatE de votre choix (par exemple celui de la permanence anti-répression). Dans la pratique ce droit vous est très rarement accordé: insistez !
Si vous êtes mineur, demandez la présence de vos parents ou de la personne qui exerce la garde. Si vous êtes blesséE, vous avez le droit de voir unE médecin. Vous n’avez pas le droit d’être assistéE par unE avocatE durant les interrogatoires, mais vous avez droit à unE traducteur-trice. Refusez de répondre si on vous pose des questions dans une langue que vous ne maitrisez pas.
En aucun cas ne répondez à des questions concernant vos opinions politiques, vos amiEs, les lieux que vous fréquentez (ce qui touche à votre vie privée). Si vous avez peur de vous auto-inculper : ne répondez pas. De même, dénoncer ses amiEs ne vous fera bénéficier d’aucune remise de peine. Ne vous laissez pas influencer par les intimidations policières (“ On est déjà au courant “, “ Tes amis t’ont balancé “,...). Vous avez le droit de vous taire et vous ne risquez aucune sanction légale si vous appliquez ce droit ! Au bout de 24 heures de détention, vous devez être amenésE devant unE juge ou libéréE.
Si la police vous confisque des objets personnels, exigez qu’ils soient mis sous scellé et demandez un inventaire signé. Les fouilles intimes, prises de sang et d’urine ainsi que tests ADN doivent être ordonnées par un juge (demandez à voir l’ordonnance), les fouilles doivent être faites par une personne du même sexe. Les fouilles corporelles (anales, vaginales) doivent être effectuées par unE médecin.
La prise de photo ou d’empreintes digitales ne peut se faire que s’il y a une enquête ouverte par unE juge. Demandez ce qui vous est reproché exactement.
Vous n’êtes pas obligé de signer vos déclarations. Si vous décidez tout de même de le faire, relisez attentivement, faites corriger les erreurs et signez au raz du texte pour empêcher des ajouts.
Le témoignage La première chose à faire est de mettre par écrit (ou enregistrer sur cassette) votre témoignage. Il est important de mentionner: date, heure, lieu, circonstances, nombre de policiers-ères (si possible matricule), noms des témoins. En cas de blessure, il est impératif de faire établir un constat médical. Si vous ne souhaitez pas porter plainte, faites nous parvenir vos témoignages !
Rendre la situation publique est le premier pas dans la lutte contre la répression ! Téléphonez au groupe anti-répression en cas d’arrestation ou pour témoigner sur des violences ou arrestations. Rappelez pour annoncer que vous êtes libéréE.
DEUTSCH Deine Rechte gegenüber der Polizei bezieht sich auf den Kanton Waadt
Egal, ob es sich um „Einzelfälle“, Repression gegen bestimmte Gruppen oder Infiltrierung von sozialen Bewegungen handelt, es ist wichtig, dass wir über das, was wir sehen oder erleben, Zeugnis ablegen. Polizeiübergriffe sind niemals Privatangelegenheiten! Wir lassen uns nicht in „gute“ und „böse“ DemonstrantInnen, in Drogenabhängige und Nicht- Drogenabhängige, in Studierende und HausbesetzerInnen, in SchweizerInnen und Menschen ohne Schweizer Pass, in Junge und Alte, in Stellenlose und ArbeiterInnen aufspalten. Jede Polizeiagression meint und bedroht die Freiheit aller! Stellen wir der Repression unsere Solidarität entgegen!
Falls euch die Einreise an der Grenze mit dem Vorwand Einreisesperre verweigert wird, verlangt eine schriftliche Verfügung, nehmt Kontakt mit dem Anti-Rep auf.
Verhalten bei Demos und Aktionen Praktische Hinweise: Agenden, Telefonbüchlein (das Adressenverzeichnis der Natels falls möglich löschen) Waffen, Drogen zu Hause lassen. Mitnehmen: etwas zum Schreiben, eine Telefonkarte, ID oder eine Kopie von eurem Pass (für Nicht-SchweizerInnen), persönliche Medikamente (für den Fall von Verhaftungen).
Während der Demo: DemonstrantInnen nicht mit Namen rufen (Zivis!), sich in kleinen Gruppen bewegen, dies erlaubt euch, gut aufgehoben zu sein und bei allfälligen Problemen reagieren zu können.
Bei Tränengaseinsätzen: versuchen, ruhig zu bleiben, auf keinen Fall rennen, versuchen durch ein Halstuch zu atmen, Augen mit viel Wasser spülen. Bei Gummischrot -Einsätzen: auf die Augen aufpassen, Schutzbrillen anziehen (auch gut gegen Tränengas) Bei Verhaftungen: Namen den anderen Demonstrierenden zurufen, damit Schritte zu eurer Freilassung unternommen werden können.
Verhaftungen - Verhör Im Fall einer Verhaftung habt ihr das Recht, die Aussage zu verweigern! Die Ausübung dieses Rechts führt zu keiner zusätzlichen strafrechtlichen Sanktion. Ihr müsst nur euren Namen, Vornamen, Meldeadresse und Nationalität angeben (was auf der ID steht). Leute, die ihren Wohnsitz nicht in der Schweiz haben, müssen zusätzlich eine Gastadresse, und die finanziellen Mittel, über die sie für den Aufenthalt verfügen, angeben.
Nach der Ankunft auf dem Polizeiposten habt ihr (unter Vorbehalt einer entgegenstehenden richterlichen Verfügung) das Recht, mit einem/einer AnwältIn oder einer/einem Familienangehörigen Kontakt aufzunehmen. In der Praxis wird dieses Recht oft verweigert, beharrt darauf! Minderjährige haben das Recht, dass die Person, die die elterliche Sorge innehat, beim Verhör anwesend ist, beharrt darauf. Falls ihr verletzt seid, habt ihr das Recht auf ärztliche Untersuchung.
Während dem Polizeiverhör habt ihr nicht das Recht, von einem/einer AnwältIn assistiert zu werden, aber ihr habt das Recht, auf eine/n ÜbersetzerIn. Weigert euch, auf Fragen zu antworten, welche in einer Sprache gestellt werden, die ihr nicht beherrscht.
Antwortet auf keinen Fall auf Fragen, die eure politische Meinung, eure FreundInnen, die Orte, an denen ihr verkehrt, kurz alles was euer Privatleben angeht, betreffen. Falls ihr Angst habt, euch selber zu belasten, verweigert die Aussage. Auch wenn ihr andere belastet, entkräftet dies die gegen euch gerichteten Anschuldigungen nicht. Lasst euch von den polizeilichen Einschüchterungen nicht beeinflussen („Wir sind schon auf dem Laufenden dass...“, „Deine Freunde haben dich schon verraten...“). Ihr habt immer das Recht, die Aussage zu verweigern und riskiert absolut keine rechtliche Sanktion, wenn ihr dieses Recht ausübt! Spätestens nach 24 Stunden müsst ihr der/dem UntersuchungsrichterIn vorgeführt werden.
Falls die Polizei persönliche Gegenstände sicherstellt oder beschlagnahmt, verlangt die Versiegelung und eine Inventarliste mit Quittung.
Leibesvisitationen, Blutentnahmen, Urinproben und DNA Tests müssen von einer/m RichterIn verordnet werden (verlangt, die Verfügung zu sehen). Die Leibesvisitationen dürfen nur durch eine Person des gleichen Geschlechts gemacht werden. Nur medizinisches Personal darf Körperöffnungen durchsuchen.
Photos und Fingerabdrücke dürfen nur gemacht werden, wenn ein/e RichterIn ein Verfahren gegen euch eröffnet hat: Fragt nach dem genauen Grund der Festnahme.
Ihr seid nicht verpflichtet, eure Aussagen zu unterschreiben. Falls ihr es trotzdem tut, lest das Protokoll aufmerksam durch, verlangt Korrekturen und unterschreibt unmittelbar am Textende.
Gedankenprotokoll / ZeugInnenaussage Falls ihr ZeugInnen von Verhaftungen, Polizeiübergriffen etc werdet: schreibt eure Zeugenaussage so schnell wie möglich auf (oder nehmt sie auf Kassette auf). Darin unbedingt Datum, Zeit, Ort, Umstände, Anzahl der beteiligten PolizistInnen (falls möglich welche Einheit/ Nummer) und die Namen der ZeugInnen erwähnen. Bei Verletzungen, ist es unbedingt notwendig, ein medizinisches Attest erstellen zu lassen. Lasst uns euer Gedankenprotokoll zukommen, auch wenn ihr keine Strafanzeige erstatten wollt. Übergriffe öffentlich zu machen, ist der erste Schritt gegen die Repression!
Ruft das Anti-Rep-Telefon im Fall von Verhaftungen oder wenn ihr ZeugInnen von Polizeiübergriffen geworden seid, an! Nach der Freilassung ebenfalls das Anti-Rep-Telefon benachrichtigen, damit wir wissen, dass ihr freigelassen wurdet.
ENGLISH
Your rights in the face of police repression specific for the canton of Vaud
Whether it be the repression of certain groups, isolated cases or the infiltration of social justice movements, it is important to render public what we see and/or experience. Police brutality and repression are not “private stories”. We refuse to be divided into good and bad demonstators, people with or without megaphones, people with or without drug dependencies, students and squatters. Or into swiss and immigrants, young and old, unemployed and workers. Each police aggression threatens or directly concerns the liberty us all. Only solidarity can help stop police repression.
If you are refused entry into Switzerland under the pretext of “territory interdiction”, contact the anti-repression hotline.
During demos and actions Some useful ideas: Leave your agenda, telephone book, drugs and weapons at home. Take a pen, paper, your identity card or a photocopy of your passport and a phone card with you. Be sure to take along with you any medication that you’re taking in case of your arrest. During the demo: Don’t call other demonstrators by their names (we’re probably surrounded by plainclothes police officers)! Always stay with a small group of people that you know and trust. This way you can better protect each other and react quickly if there is a problem. In case of tear-gasing: Don’t panic, avoid running. Stay calm and together. Try to breathe through a scarf and rinse your eyes abundantly with with water.. If plastic bullets are used, be careful of your eyes and don’t look at the police that are shooting. Bring along protective glasses (also useful against tear-gasing). If you are arrested yell your name to the other demonstators so that they will be able to take the necessary steps for your release.
Interrogation and arrest If you are arrested you have the right to remain silent and you risk no legal sanctions if you use this right! You are obliged to give you first and last name, address and nationality. For all people not living in Switzerland, you are required to give an address where you are staying and proof of your financial situation. As soon as you arrive at the police station you have the right to call either your family or a lawyer (for example, one of the lawyers of the anti-repression group). Regardless of the fact that this is your right, it is often hard to obtain: insist! If you are under 18 you have the right to demand the presence of your parent or guardian. If you are hurt, you have the right to see a doctor. Your lawyer does not have the right to stay with you during questioning. Refuse to answer any questions that you are asked in a language that you don’t fully understand. Don’t answer any questions concerning your political opinions, your friends, the places where you hang out (all information dealing with your private life). If you’re worried that you will denounce yourself: don’t answer. Also, denouncing your friends will not help you get a easier sentence. Don’t be swayed by police intimidation (“we already know everything”, “your friends already talked”). You have the right to remain silent and you don’t risk any legal sanctions if you use this right! After 24 hours you should be brought before a judge or liberated.
If the police confiscate any personal objects, insist that they be locked up and ask for a signed inventory sheet. Body cavity seraches, as well as blood and urine samples, must be validated by a judge (ask to see the judge’s mandate). Searches must be performed by a person of the same sex and body cavity searches (anal and/or vaginal) must be performed by a doctor. Photos and fingerprints can only be taken if there is a case opened by a judge. Ask exactly what you are being charged with. You are not obligated to sign your declarations however if you do decide to sign them be sure to ask to correct any mistakes and sign right under the text to be sure that nothing is added afterwards.
Testimony The first thing to do is to write down (or record on a tape) your testimony. It’s important to mention : date, hour, place, circumstances, number of police officers (if possible their matriculation), names of any witnesses. In case of injury, it’s urgent to get a doctor’s report. If you don’t want to press charges then send us your testimony! Making the situation public is the first step in fighting repression! Call the anti-repression group in case of arrest or if you are witness to police violence or arrests. Call back to tell us when you are released.
ESPANOL ¡Algunos derechos frente a la policía!
Que se trate de casos aislados, de la represión de grupos en el punto de mira o de la infiltración de movimientos sociales, es útil dar un testimonio de lo que vemos y/o sufrimos. Los abusos policiales no son “historias privadas”. Nos negamos a ser dividido/as en bueno/as y malo/as manifestantes, megáfono y no-megáfono, toxicómano/as y no-toxicómano/as, estudiantes y ocupas, ni tampoco en suizo/as y extranjero/as, jóvenes y anciano/as, parado/as y trabajadores/as. Cada agresión policial señala con el dedo o amenaza directamente la libertad de todas y todos. Para romper la represión, seamos solidario/as.
Comportamiento en caso de manifestación Algunos consejos útiles: Dejar en casa las agendas, repertorios telefónicos, armas, drogas. Llevar consigo algo para escribir y tarjeta telefónica. No olvidéis de vuestros medicamentos en caso de arresto.
Durante la manifestación: No llamas a los manifestantes por su nombre o apellido (¡Corremos el riesgo de estar rodeado/as de policías de paisano!). Desplazaos siempre en pequeños grupos (tres o cuatro manifestantes), as permitirá ir más seguro/as y reaccionar mejor en caso de problemas. En caso de utilización de gases lacrimógenos, que no cunda el pánico, alejaos calmamente, tratad de respirar a través de un pañuelo. Aclaraos los ojos con suero fisiológico.
En caso de disparos de pelotas de goma, tiene cuidado con vos ojos, no miras a lo/as tiradores/as. Prever gafas de protección (Así mismo como para los lacrimógenos).
En caso de arresto, gritad fuerte vuestro apellido a los demás manifestantes de modo que sea posible emprender los trámites necesarios para vuestra liberación.
Arrestos - Interrogatorios En caso de arresto, tenéis el derecho callaros sin arriesgaros a ninguna sanción legal por aplicar este derecho! Es obligatorio dar nombre, apellido, domicilio y nacionalidad. Por las personas que no residen en Suiza, tenéis que dar una dirección de alojamiento y medios de subsistencia. Desde vuestra llegada a comisaría y salvo decisión contraria del/de la juez, tenéis el derecho a tomar contacto con vos parientes o un/a abogado/a de vos elección (por ejemplo lo/la de la permanencia anti-represión). En la práctica este derecho se concede may raramente: ¡insiste! Si la policía confisca objetos personales, exigid su sellado y pedid un inventario firmado. Los registras y tomas de sangre deben ser ordenados por un/una juez (pregunte por la orden), Siendo los registros realizados por una persona del mismo sexo. Los registros corporales (anales, vaginales) deben ser efectuados por un/a medico.
La toma de fotografía o de huella dactilares solo podrá llevarse a cabo si existe una investigación abierta por el/la juez. Preguntad lo que se os imputa exactamente. No tenéis derecho a ser asistido/as por un/a abogado/a durante los interrogatorios. Los menores pueden pedir la presencia de sus padres o de la persona que ejerce la guardia. En ningún caso contestéis a las preguntas sobre vuestras opiniones políticas, vuestro/as amigo/as, los lugares que frecuentáis (todo lo que concierne vuestra vida privada). Si tenéis miedo de auto-inculparos; no contestéis. Así mismo, denunciar a vuestro/as amigo/as no os hará beneficiar de rebaja de pena alguna. Oponed resistencia a las intimidaciones policiales (“lo sabemos todos”, “tus amigo/as te han delatado”…) ¡tenéis el derecho callaros sin arriesgaros a ninguna sanción legal por aplicar este derecho! Al final del interrogatorio leed atentamente y exigid correcciones antes de firmar lo que sea.
El testimonio Si queréis reaccionar o poner una denuncia, lo primero que habéis de hacer es exponer por escrito vuestro testimonio (o grabarlo en una cinta). Es importante que aparezca: fecha, hora, lugar, circunstancias, numero de policías (si es posible su matricula) identidad de lo/as testigo/as. En caso de lesiones, es imperativo el establecimiento de un atestado medico. ¡Si no deseáis poner una denuncia, aun así mandadnos vuestros testimonios! ¡Hacer pública la situación es el primer paso de la lucha contra la represión!
Llamad al teléfono del grupo anti-represión en caso de detención o sencillamente para testificar sobre las violencias o detenciones a las que pudierais asistir. No olvidéis de volver a llamarnos para anunciar vuestra liberación.
ITALIANO Qualche diritto di fronte alla polizia
Che si tratti di casi isolati, di repressione di gruppi o di infiltrati nei movimenti sociali, è utile testimoniare ciò che vediamo e subiamo. Gli abusi della polizia non sono “storie private“. Rifiutiamo di lasciarci dividere tra buon* e cattiv* manifestanti, portavoci o no, tossici o non tossici, student* e squatters, tanto meno tra svizzer* e stranier*, giovani e vecchi, disoccupat* e lavoratori e lavoratrici. Ogni aggressione poliziesca minaccia direttamente la libertà di tutte e tutti. Per combattere la repressione, dobbiamo essere solidali.
Se non vi fanno passare la frontiera con il pretesto di un “divieto di entrare nel paese” prendete contatto subito con il gruppo anti-repressione.
Comportamento in caso di azioni e manifestazioni: Lasciate egende, numeri telefonici (cancellateli se potete dal cellulare), armi e droghe a casa. Prendete con voi una penna, una scheda telefonica, carta d’identità o fotocopia del passaporto. Se avete bisogno di farmaci giornalieri, portaveli appresso in caso di arresto.
Durante la manifestazione non chiamate mai gli/le altr* manifestanti con il loro nome o cognome (ci sono un sacco di sbirri in borghese). Muoversi sempre in piccoli gruppi (3 o 4 persone), ciò permette di essere più protett* e di poter reagire meglio in caso di problemi. Se tirano i lacrimogeni, evitate di correre, restate calm* e insieme, cercate di respirare con un fazzoletto sulla bocca e sul naso. Sciacquate gli occhi con abbondante acqua. Se tirano i proiettili in caouchou, attenzione agli occhi; non guardate i/le tiratori/trici e se potete prendete con voi degli occhiali di protezione (anche per il gas). In caso di arresto, gridate il vostro nome agli altri manifestanti perchè sia possibile di procedere subito con il lavoro di liberazione.
Arresti e interrogatori. In caso di arresto, avete il diritto di non parlare e per questo non rischierete nulla! Siete obbligati a dare le vostre generalità: nome, cognome, indirizzo e nazionalità. Per i/le non svizzer* è obbligatorio dare un indirizzo di alloggio e dimostrare di avere mezzi di sussistenza. Dal vostro arrivo, salvo divieto del giudice, avete il diritto di prendere contatto con i/le compagn* o con l’avvocato a vostra scelta (ad esempio quell* della permanenza anti-repressione). Nella pratica è un diritto che viene concesso raramente: insistete!!
Se siete minorenni chiedete la presenza dei genitori o di chi ne fa le veci. Se siete ferit* avete diritto di poter vedere un medico. Non avete il diritto di essere assistit* dall’avvocato durante l’interrogatorio, ma avete diritto ad un tradutture/trice. Rifiutatevi di rispondere a domande poste in una lingua che non conoscete bene. In ogni caso non rispondete a domande sulle vostre opinioni politiche, amicizie, posti frequentati ecc. (ciò che tocca quindi la vostra vita privata). Se avete paura di auto-incolparvi non rispondete. Denunciarei/le compagn* non porterà nessun beneficio. Non lascetevi influenzare dalle intimidazioni della polizia (il “sappiamo già”... “I compagni hanno parlato”..) Avete il diritto di non parlare! Se vi confiscano oggetti personali chiedete che sia messo a verbale e chiedete un inventario firmato.
Le percuisizioni personali: presa del sangue, urina e DNA devono essere ordinate dal giudice (domandate l’ordinanza) e devono essere fatte da una persona dello stesso sesso. Le percuisizioni corporali (anali e vaginali) devono essere fatte da un medico. Se non c’è un’inchiesta giudiziaria non possono fare né foto né prendere le impronte digitali. Chiedete sempre il perché del vostro fermo. Non siete obbligati a firmare le vostre dichiarazioni. Se volete farlo, leggete attentamente, fate correggere gli errori e firmate dopo l’ultima riga per evitare aggiunte.
La denuncia La prima cosa è di mettere per iscritto (o registrare su cassetta) la vostra testimonianza. Importante è scrivere data, ora, luogo, circostanza, numero di poliziott* (se è possibile la matricola) e nomi dei testimoni. In caso di botte e ferite, è obbligatorio far fare una costatazione medica. Se non volete denunciare i casi di repressione, almeno fateci arrivare una testimonianza! Rendere le cose publiche è il primo passo verso la lotta contro la repressione! Chiamate il gruppo anti-repressione in caso di arresto o per testimoniare violenze o arresti di cui siete testimoni. Richiamate naturalmente se dopo un fermo siete rilasciat*.
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