|
|
Répression en Suisse |
|
|
| |
Theme(s)
Répression - Anticapitalisme / Antiglobalisation -
|
|
|
| |
04-09-2004 00:13
Auteur : ENSEMBLE
:: : http://www.antirep.ch
|
|
| |
| |
Chronique de loin non-exhaustives de la répression policière en Suisse ces derniers temps.
Pour signaler des nouveaux cas il suffit d'envoyer un mail avec le texte (en français, allemand ou italien) à l'adresse suivante: stop.repression@immerda.ch |
|
| |
|
|
| |
*- Décembre 2003, Bâle campagne, site CoMédia*
Le patron de l'entreprise Allpack décide de dégrader gravement les conditions d'engagement et de travail du personnel. Ce dernier se met en grève, soutenu par le syndicat CoMédia. Le 1er décembre, la police intervient: un piquet de grève d'ouvriers et ouvrières est évacué par des policiers en tenue anti-émeute. Il est fait usage de menottes, trois femmes sont blessées, 35 personnes sont arrêtées
*- Janvier 2004, Landquart,* www.indymedia.ch, www.pigbrother.org, www.danielejenni.ch
Une manifestation se déroule à Coire contre la tenue à Davos du World Economic Forum (WEF), club privé réunissant des décideur-euse-s économiques et politiques pour le grand malheur des peuples. Au retour de Coire, un millier de personnes sont violemment brutalisées par la police à la gare de Landquart, transformée en véritable camp de sécurité entouré de hautes barrières en métal. Sans aucune sommation, une multitude d'agents de différentes polices suisses et étrangères (autrichienne et allemande) en tenue antiémeute ont forcé tout le monde à descendre du trains utilisant gaz lacrymogènes, grenades assourdissantes, balles en caoutchouc, sprays au poivre et matraques.
Lors de cette intervention plusieurs personnes ont été blessées par ces armes dites non-léthales. Les personnes ont été acculées à la place de la gare entourée par des barrières, des canons à eau et des forces de l'ordre. Elles y ont été retenues sans information, sans nourriture, sans eau et dans l'obscurité pour une durée allant jusqu'à sept heures. Le canon à eau est également utilisé lors de températures avoisinant les moins cinq degrès.
La police refusait de faire sortir les blessé-e-s. Dans les bureaux et le parking de la Coop commence alors un contrôle individuel d'identité, de fouilles et de fichage pour toutes les personnes présentes. La police elle-même déclare avoir fiché 1'082 personnes lors de cette vaste opération de contrôle.
*- Février 2004, Lausanne, site de l'EA*
Une manifestation roulante a lieu, rassemblant environ 150 manifestant-e-s à vélo, planche à roulettes, patins, etc. Cette manifestation dénonce l'évacuation du squat de La Riposte et du local Le Puits. Elle condamne la répression des lieux de culture alternative, non marchande, et soulève le problème de la pénurie de logements.
Des manifestations roulantes ont déjà eu lieu par le passé à Lausanne: elles ont toujours été "assistée" avec discrétion par des agent-e-s de police. Cette année la manifestation a été suivie et sévèrement encadrée par une escouade de policier-ère-s en tenue antiémeute, 80 environ, au point que des passant-e-s en ont été scandalisé-e-s.
*- Février 2004, encore Lausanne*
Le Tribunal de police de Lausanne se penche sur les manifestations du 1er mai 2001. A cette période, un conflit syndical majeur se jouait au sein de l'entreprise Presses centrales. Le patron avait décidé de quitter l'association patronale, afin de se dégager de la convention collective de travail et péjorer les conditions de travail du personnel. Pour marquer son soutien aux travailleur-euse-s, le comité d'organisation du 1er mai a brièvement détourné le cortège du parcours prévu, en passant devant l'entreprise incriminée. Selon la direction des Transports Lausannois, cela a occasionné quelques quarts d'heures de retard sur l'une ou l'autre ligne de bus.
Le Tribunal de police a retenu l'entrave à un service d'intérêt général et a condamné quatre militant-e-s et un secrétaire syndicaux à des peines de prison, allant de 3 à 5 jours avec sursis.
*- Février 2004, Genève*
En été 2003, Evian accueille le G8. Autant du côté français que du côté suisse de la frontière des manifestations s'organisent pour dénoncer les politiques anti-sociales menées par le G8 et son caractère anti- démocratique. L'un des organisateurs de ces manifestations est le Forum social lémanique (FSL). En marge des manifestations, des déprédations ont lieu en ville de Genève. La police ne les empêche pas, mais fait irruption dans un lieu genevois de culture alternative, siège pour l'occasion du média indépendant indymédia (www.indymedia.org), voulant insinuer que les casseurs proviennent de ces milieux.
Après les événements, des membres genevois de partis bourgeois tentent d'attaquer deux figures de proue du FSL, par ailleurs fonctionnaires, en les accusant de manquer à leur devoir de réserve par des appels à la désobéissance civile. Ces attaques n'aboutissent pas, alors la justice se saisit de l'affaire. Un juge instructeur genevois vient d'inculper l'un des animateurs du FSL pour instigation à dommages et à violation de domicile, émeute et, en tant que fonctionnaire, incitation à la désobéissance.
- *Février 2004, toujours Genève*
Les partis de droite déposent au parlement un projet de loi qui impose des règles tellement rigides à l'organisation de manifestations que celle-ci en devient pratiquement impossible.
*- Février 2004, Bellinzona, * http://www.indymedia.ch/it/2004/03/19763.shtml
Menotté dans le train après la fête de carnaval de Bellinzona pour s’y être endormi en état d’ébriété, tabassé et laissé en cellule blessé et sans soins, un jeune de 18 ans a dénoncé deux agents de la police communale de Bellinzona et un caporal de la police cantonale pour voies de fait, lésion corporelles, abus d?autorité, omission de porter secours et violation de la loi sur la police.
*- Avril-mai 2004, Bellinzona,* http://switzerland.indymedia.org/it/2004/04/21578.shtml
Pendant des années, le gouvernement tessinois a ignoré et banalisé la problématique des sans-papiers dans le canton, en particulier des ressortissant-e-s équatorien-ne-s. Ces deux dernières années, l’Etat a mis en oeuvre une politique d’expulsions forcées et une campagne de persécution contre les familles équatoriennes d’une part, contre cette partie de la population tessinoise qui s’est montrée solidaire de ces personnes d’autrepart.
En octobre 2002, lors de l’évacuation du Centre Social Autogéré il Molino, effectuée par une centaine de policiers/ères antiémeute, près de 50 Equatorien-ne-s qui y étaient hébergé-e-s ont été expulsé-e-s de Suisse.
Malgré cette mesure, la problèmatique des sans-papiers équatorien-ne-s n’est de toute façon pas résolue. Le 29 avril 2004, une femme est jugée à Bellinzona pour aide au séjour illégal. Ce qu’on lui reproche est d’avoir aidé des êtres humains en difficulté.
Le procès a abouti à une amende de Fr. 200.- pour infraction à la Loi fédérale sur le séjour et l’établissement des étrangers (LSEE). Avant l’ouverture de la procédure pénale, 150 personnes se sont auto-dénoncées pour la même infraction, en guise de soutien à cette femme ; leurs auto-dénonciations ont été déposées au Conseil d’Etat par le Mouvement des sans-voix. Les autorités tessinoises ont chargé la police d’entendre toutes ces personnes. Fin mai 2004, les premières convocations ont été envoyées par les postes de gendarmerie du canton.
*- Mai 2004, Locarno,* http://ch.indymedia.org/it/2004/05/22385.shtml
La police, présente sur place avec 22 agent-e-s, utilise du spray au poivre contre un mineur qui s’est permis de détacher les lacets à un agent de police pendant une action contre le Mc Donald’s de Muralto. A la suite de ces moments de tension entre la police et les manifestant-e-s, 5 personnes sont interpellées, dont 4 mineur-e-s.
***Nous vous proposons une mobilisation large de tous les mouvements touchés par la répression en automne 2004***
|
|
| |
|
|
| |
| > Police Zürichoise à Genève lors du G8 |
|
|
|
 |
|
|
|
|
| |
> Ajouter un commentaire |
|
| |
|
|
|
|
>
Ajouter une traduction à cet article |
|
|
|
> Télécharger l'article au format .PDF |
|
|
|
> Envoyer cet article par e-mail |
|
|
| |
|
2004-09-06 17:58 |
|
|
| |
|
|
|
| |
Chanceux
|
|
|
|
|
|
| |
A qui la faute |
2004-09-06 23:02 |
|
|
| |
Moi je pense que si a chaque manifs se point le black block , sa peut pas aller . Les gens en ont rien a foutre et en ont marre des manifs bidon , le pape , les avions , l armée les voitures, mes voisins le chat de la voisine ect.... Bon aller quand meme je rigole , mais on peut pas pisser sur tout , car il y a à redire sur tout . Rien ne va bien sur cette planete et rien n est juste , et c est surement pour ca que dieu nous a mit dessus . Les gens etaient 100000 contre le g8 et 500000 a la lâke parade , 275000 a air 04 et 1200000 a zurich pour la street . Alors ????. Pour le logement ??? pour le pape ???contre le faschisme , qui entre parentese ne reuni que des suisses , mais ca c est normal , les etrangers ca les concernes pas lol . Les manifs c est souvent le chaos , enfin pas jusque la mais bon . Si y avait moins de petites mais plus de grosses , qui motive les gens , car d un interet commun , ca irait deja mieux . L etat s attaque toujours aux minorités , alors union . s occuper de se qui se passe en suisse est deja bien , mais n empeche pas de bouger pour les autres aussi . On peut aussi VOTER VOTER VOTER , oui .... voter . Ouvrir sa guelle mais pas seulement au bistrot ou deriere une banderole . Ont va pas vous casser la tete parsque vous avez voter . Maintenent manifester pour des (conneries ) , c est diviser ses forces , et lasser les gens . Agire concretement demande du temps ou de l argent , et la y a plus grand monde . A+ |
|
|
| |
chanceux
|
|
|
|
|
|
|
| |
> Ajouter un commentaire |
|
| |
|
|
|