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Journée européenne "En Ville, sans ma voiture!" à Lausanne |
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Écologie -
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14-09-2004 11:07
Auteur : Lucie Dupertuis
:: : http://www.wwf-vd.ch
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Si l'on s'était contenté de la décision de la commune, il n'y aurait pas de journée "En ville, sans ma voiture" à Lausanne cette année. Certains pensent que c'est trop cher, mais tous ne sont pas de cet avis... |
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Journée européenne "En Ville, sans ma voiture!" à Lausanne, gadget ou nouvelle réalité? Pollution de l'air, pollutions par le bruit, (in)sécurité routière, atteintes à notre santé et à notre bien-être. Ou problèmes environnementaux à plus long terme tels que l'épuisement des réserve pétrolières de la planètes ou le réchauffement climatique. Les pratiques actuelles en matière de transports sont de plus en plus contestables et contestées…
Où en est le débat? Les uns sont enchantés de jouir d'un réseau autoroutier étendu flambant neuf et de grands parkings en plein centre ville, tandis que d'autres se résignent à supporter une autoroute ou un concert de klaxons chaque matin en dessous de leurs fenêtres. Certains sont près à subir feux et encombrements, à chercher interminablement des places de parkings coûteuses pour ne pas avoir à démouler leur derrière du siège de leur voiture, tandis que d'autres râlent obtenir quelques facilités pour se déplacer en ville autrement… Vous l'avez bien compris, la problématique de cette journée a trait à la mobilité à l'intérieur des villes. De quelle manière nous déplaçons-nous pour faire nos courses, sortir le soir, aller au travail? Et pourquoi? Qu'est-il possible de changer?
C'est pour engager les gens, politiques ou simples citadins, à réfléchir sur ces questions que la Commissaire européenne pour l'Environnement Margot Wallström a lancé en 1999 la journée européenne "En ville, sans ma voiture!" qui doit avoir lieu le 22 septembre de chaque année. Depuis, plusieurs centaines de villes dans toute l'Europe participent à cette journée. Elles montrent ainsi chaque année leur volonté de s'engager pour des villes plus respectueuse de l'environnement et d'innover avec de nouvelles politiques de transports.
Cette journée a pour but d'encourager l'usage de modes de transports alternatifs à la voiture individuelle, de sensibiliser et informer les citadins sur les enjeux liés à la mobilité et sur les risques liés à la pollution. En libérant une rue à grand trafic pour le mettre à disposition d'autres usagers, elle veut permettre à ces derniers de prendre conscience de tout l'espace qui est dévolu à la voiture. En d'autres termes elle veut montrer un autre visage de la ville, un autre visage de la rue. La rue comme un endroit sûr, un endroit de vie, de jeu, de rencontres et pourquoi pas, aussi, de calme. Elle veut aussi démontrer que la voiture est un mode déplacement coûteux, en essence, en infrastructure et en espace; et qu'il existe aussi d'autres moyens de transport meilleurs pour notre santé et permettant d'éviter d'autres désagréments liés à la voiture (encombrements, feux et sens interdits, trouver et payer le parking, etc…). Plus pragmatiquement, cette journée est aussi une opportunité pour les élus de tester de nouvelles stratégies de gestion du trafic et de transport. Chose qui leur serait peut-être plus difficile de réaliser en d'autres circonstances…
Durant trois ans déjà, la ville de Lausanne s'est chargée de l'organisation de cette journée internationale. Cette année pourtant elle a décidé de ne plus poursuivre ses efforts, arguant de problèmes budgétaires. Mais le budget est-il vraiment seul en cause dans cette décision? En effet, choquées par cette décision, les associations (CYCLIC, WWF, ATE, Lausanne-Roule, ProNatura et d'autres) ont décidé de pallier à ce désengagement de la municipalité en organisant elles-mêmes cette journée. Fonctionnant sur des bases entièrement bénévoles, il est vrai, elles ont réussi à tourner sur un budget de 5000.- CHF. La manifestation n'aura certes pas l'ampleur de celles des années précédentes et il aura fallu se priver d'un certain nombre de choses (comme d'une véritable campagne de publicité). Mais elle remplira tout à fait un bon nombre des objectifs fixés pour cette journée: à savoir libérer un espace pour permettre aux piétons de l'investir, sensibiliser sur les thèmes de la pollution, informer sur des moyens de transport alternatifs, permettre durant une journée de vivre la rue de manière différente. Victimes de leur succès, les associations organisatrices ont à peine réussi à caser toutes les activités prévues dans la petite rue mise à disposition par les autorités. La démonstration est donc faite: avec moins de moyens, mais correctement utilisés, on peut tout de même arriver à un certain résultat. Il n'est donc peut-être nécessaire de se priver complètement d'une réflexion sur les problèmes de la mobilité en ville pour faire des économies…
Pour vous donner un aperçu de ce que sera le 22 septembre cette année à Lausanne, voici un bref résumé des activités prévues ce jour-là: En plus de la gratuité des tranports publics dans toute la ville, l'avenue Dapples, dans le quartier sous-gare, sera fermée au trafic de midi à 22h. Plusieurs thèmes actuels seront abordés grâce à des stands sur l'énergie solaire et le climat la biodiversité en ville, etc... Nature, sport et détente, la ville relookée grâce à des terrains de sport peints sur la route, des cours gratuits de skateboard, des balades sur le thème des fleurs en ville et des transports d'autrefois, rollers, des démonstrations de vélos et trottinettes électriques, la possibilités de dessiner à la craie sur le bitume, et des rallyes et des jeux organisés pour les enfants, des stands de boissons et de nourriture… Et pour nous prouver une fois de plus que la rue n'est pas forcément un endroit mort et stérile, la journée se terminera par un pique-nique canadien organisé par les habitants du quartier à partir de 18h. (Plus d'informations sur les sites: http://www.wwf-vd.ch, http://www.wwf-vd.ch/, http://www.lausanne.ch/sansmavoiture)
Une journée "En ville, sans ma voiture!" , gadget ou nouvelle réalité? Une journée sur le thème de la mobilité a sa place dans le cadre d'une réflexion plus globale visant à faire de notre société une société où la mobilité puisse être respectueuse de l'environnement, de la nature et la santé. Cette journée n'est pas une journée pour condamner tout citadin à la sédentarité, mais une occasion de redécouvrir d'autres manières de bouger. Profitons-en pour réfléchir sur les moyens dont nous disposons pour donner à notre ville un nouveau visage…
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| > "En ville, sans ma voiture" |
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Voiture |
2004-09-14 14:12 |
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Bonne initiative , mais gardons a l esprit que la voiture reste indispensable dans bien des domaines et la passion de beaucoup . A+ |
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Chanceux
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slaks |
2004-09-16 22:54 |
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"Pour prendre un seul exemple: du point de vue de l'éthique de l'environnement, le choix de nos loisirs n'est pas neutre. Bien que nous considérions le choix entre la course automobile et la bicyclette, etc., comme une pure question de goût, la différence est essentielle: la course automobile suppose la consommation de carburants d'énergies fossiles et l'émission de dioyde de carbone dans l'atmosphère, le vélo non. QUAND NOUS AURONS PRIS AU SéRIEUX LA NéCESSITé DE PROTéGER NOTRE ENVIRONNEMENT, LA COURSE AUTOMOBILE NE SERA PLUS UNE FORME DE DIVERTISSEMENT ACCEPTABLE D'UN POINT DE VUE ETHIQUE. (...)"
Peter Singer, "Questions d'éthique pratique", p. 270.
Je partage cet avis et c'est une lecture que je recommande à tout le monde, ça remue magistralement! |
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2004-09-16 23:43 |
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C est vrai , mais le velo ne fais pas vivre autant de personne que l automobile ou son sport . Mais je reste tres content pour les initiatives ville sans bagnoles , c est tres bien . |
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Chanceux
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