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De même qu'une fois l'an, dans la Grèce antique, les mystes et les époptes se rendaient à Eleusis pour y célébrer les "Mystères", de même, telles des chenilles processionnaires attirées par le soleil printanier, de longues théories de doux dévots gagnent donc chaque année Davos pour y fixer la destinée du monde au travers de rites initiatiques. En lieu et place de l'étoile rouge, verte ou jaune , les gourous de l'économie imposent aux invités, adeptes et domestiques des "badges" selon une méritocratie aux règles obscures (cf infra article complémentaire : Démocratie « badgée »).
Derrière les mondanités fantasques de cette auto-glorification: la volonté d’une conquête du monde. Pourtant, les pratiques et le langage des champions du « Nouvel Ordre Mondial » ancrent leurs racines dans le terreau pourri de l'ésotérisme du XVIII e siècle. Pour propager et imposer leur cathéchisme de la mondialisation, (présenté comme une aubaine pour l'humanité toute entière et non comme un projet sinistre de conquête de la planète), les manipulateurs de l'économie choisissent étrangement le territoire d'un pays démocratique - la Suisse - pour leur "convent" annuel...
La plupart des invités – gratuits ou payants - à Davos sont mus par la simple curiosité ou le simple désir d'en être, d’y participer. Leur bonne foi n'a d'égale que leur naïveté. Ceux qui, au contraire, masqués, participent en toute conscience au sinistre dessein - la maîtrise du monde - portent pour la plupart des noms illustres aux titres époustouflants. Les Prix Nobel (le meurtier Henri Kissinger en fut un lauréat !) jouent les fous du roi. D'anciens chefs d'Etat convergent chaque année en masse vers Davos pour ratiociner et pérorer à huis clos. Pour saupoudrer le complot d'un vernis démocratique pluraliste, on appelle parfois à la rescousse de vieilles gloires-alibi tels Dany-le-caméléon.
Complices, à leur insu, de la plus gigantesques manipulation que l'Histoire ait connu (après le stalinisme et le nazisme), ceux-là sont flattés de virevolter, la coupe de champagne à la main, au milieu des candidats à la maîtrise du monde en chantant l’hymne rituel à la mondialisation. En espérant conclure au passage de méga-deals, chasser la prébende et solliciter le privilège.
Jadis, avec la même inconscience, d'autres s'enorgueillissaient, tel Chamberlain à Munich, d'avoir serré la main de ce bon Chancelier Adolf Hitler…
Pour le journaliste provincial, Davos équivaut donc à un conte de fées vécu. Imaginez: le vice-président des Etats-Unis était de la partie ! On a même pu s’en approcher !!! Le Ministre Trucmachin en personne viendra nous serrer la main ! L'an prochain, la Lewinsky viendra-t-elle humer les volutes des havanes pour donner quelque piment à cette sinistre recette ?
Le commerce avec les demi-dieux a toujours épaté le bourgeois.
Comment nos conseillers fédéraux peuvent-ils se prêter à ce complot à huis clos sous forme de mascarade de « forum économique » sans dresser le sourcil ?
Côté media, l'armada de cireurs de bottes et de lustreurs de croupes prompts à commercer avec les "Grands", va débarquer une fois de plus dans les neiges des Grisons, sans la moindre once d’esprit critique. Trop contents d’être invités à un tel raout.
Les journaux et les chaînes de télévision vont dépêcher encore la quintessence de leurs perroquets pour participer à la liturgie économico-médiatique. Une absence, fort regrettée, à signaler tout de même en 2005, celle du merle-siffleur des cérémonies: Claude Smadja soi-même qui nous prive de ses effets comico-médiatiques garantis. Entre-temps, l’absent a été placé-récupéré ailleurs dans « l’économie ».
Quant à l'armada d'envoyés spéciaux des media à Davos, leur bonne foi, leur bonne volonté n'a d'égal que leur empressement naïf digne des meilleures courtisanes. Leurs efforts louables n'ont pourtant jamais percé le mur d'inanité du "rubbish talk" servi au public en guise de friandises pour l'esprit. Il est vrai que nos chroniqueurs zélés bénéficient de "badges" orange et qu'il eût probablement été été inconvenant qu’ils crachassent dans la soupe. Journalisme ou relations publiques? Information ou propagande ?
Peu importe que le téléspectateur se croie devant les caméras d'une république bananière ou mieux, face à des spots télévisés américains améliorés. La maieutique, la rhétorique et la dialectique sont, il est vrai, des arts perfectibles... Les chroniqueurs feront mieux l'année prochaine ? Espérons que le discernement, la raison discursive, gagneront leur droit de cité un jour à Davos et que la parole soit enfin accordée aux détracteurs des doux dévots de Davos, à ceux que la police écarte préventivement en les renvoyant loin du bal vers la plaine sous le menace des « citoyens-soldats ».
Si les manipulateurs de Davos, sous la bannière anodine du World Economic ne se livraient qu'à de mondaines frivolités entre ploutocrates épris de chaleur humaine, nul ne songerait à leur en faire grief. Leur grotesque ballet ne prête pourtant pas à sourire car leur culte du Nouvel Ordre Mondial nous ramène donc au coeur de l'occultisme du XVIIIe siècle. Même les 150 organisations hostiles aux mondialistes s'y sont laissé prendre: les brimades et avanies que leur a infligées l'actuel ordre helvétique prouvent à l'évidence que les autorités indigènes ne sont pas conscientes que les menées du WEF et la nuée d'organisations de cette espèce sont autant de chevaux de Troie au sein même des nations qui se proclament souveraines. Incroyable ? Il suffit de se référer à quelques ouvrages pour s'en convaincre. Ou de lire la Constitution mondiale, déjà rédigée et approuvée par la World Constitution and Parliament Association (WPCA). L'un des articles prévoit la suppression pure et simple des Etats-nations, considérés comme archaiques. Or Davos attire d'innombrables membres de sociétés occultes telles que Skull and Bones etc. Vive l’Europe sous tutelle de Bruxelles, modeste pièce du complot mondialisateur ! Ladite Constitution du WPCA prévoit aussi un gouvernement mondial unique, une monnaie unique, une religion unique (pas même la judéo-chrétienne!) En toutes lettres dans le texte ! Les propagateurs de cette idéologie ne se recrutent pas qu’au sein d'une minorité de lunatiques mais comptent en leur sein les plus grands noms de la politique, de l'économie, de la finance et de l'armée.La plupart fréquentent Davos avec une assiduité rituelle qui force le respect.
Le plan séditieux est si stupéfiant que presque personne n'y croit.
Les menées sectaires et occultes des « davosiens », derrière leurs masques et paravents, sont si évidentes qu’on reste ébaubi face à la naïveté de Berne à leur égard. Cette puanteur de société secrète n’atteint-elle pas les narines des responsables de la sécurité fédérale ? Ou au moins d’une Commission parlementaire ?
Les champions du New World Order, expression abondamment utilisée à Davos par les "prêtres" du WEF, est issue du cerveau d'un certain Adam Weisshaupt, fondateur de la redoutable secte des Illuminati de Bavière (fondé le 1er mai 1776). Ce gourou écrivait déjà :"Le vrai objectif de l'Ordre est de gouverner le monde. Pour y parvenir, il est nécessaire que l'Ordre (des Illuminati) détruise toutes les religions, renverse tous les gouvernements et abolissent la propriété privée ".
A Nuremberg en 1934, personne n’avait discerné la moindre malveillance dans la physionomie et les propos de l’orateur enflammé.
Il est vrai qu’aucun homme providentiel ne s’est encore profilé à l’horizon pour diriger le monde. Ou le sauver.
Cela ne saurait tarder.
C. de Bourganeuf
Démocratie « badgée »
« Veuillez dès votre entrée dans l’enceinte du Forum à vous rendre immédiatement à votre lieu de travail sans vous arrêter, sauf pour raison professionnelle » ! Tel est le texte imprimé sur le « badge » gris des collaborateurs « inférieurs » d’une chaîne de TV invités... On n’est pas dans l’antichambre de Dachau mais en Suisse, à Davos ! ! ! Une récalcitrante à « badge » gris - les « Untermenschen » de Davos - a eu l’audace de s’arrêter en chemin pour écouter une partie d’une conférence. Débusquée par la police intérieure, l’usurpatrice a été évacuée de la salle et a essuyé une volée de bois vert : « Je ne serai probablement pas reprise l’année prochaine à Davos », explique cette jeune femme guide de Zurich , un peu piteuse et trop curieuse...
Un autre participant précise que les badges blancs réservés à l’élite organisatrice du WEF permettent pratiquement tout ; les bleu- foncé sont réservés aux officiels du QG de Cologny ; les bleu-clair sont destinés aux petites mains ; les vert-clair sont décernés aux accompagnateurs patentés : les badges de couleur orange sont réservés à la presse accréditée. Les cartes grises précitées « ne donnent droit à rien », même pas de s’arrêter dans un des nombreux bars pour boire un café.
Tout cela dans une ambiance « black tie » (cravate noire), le Financial Times rose sous le bras.
Et pourquoi les media ne couvrent-ils pas l’anti-Forum mis sur pied par le Monde Diplomatique ?
- Quand « ils » feront aussi bien que Davos, alors on s’en occupera ! ! ! explique un roué représentant des media helvétiques, trop content d’en être pour se risquer à la moindre critique. Beau programme démocratique pour la planète « globalisée » ! ! ! (C. de B)
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