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Toutes ces bimbos plantureuses, hautes en couleur, en plein centre du sujet ou encore ce sang, duquel on ne peut détacher les yeux, parce que aussi haut en couleur….oui, c’est un journal qui a tendance à forcer un peu la couleur, c’est technique les amis.
Mais, toujours perclus de culpabilité, je niais comme tout le monde avec un air entendu que non non, je ne le regarde jamais. Hein! Et puis, un beau matin, je n’étais pas du tout en train de le feuilleter quand je suis tombé sur un article qui faisait état d’une actrice montante. Je ne me souviens plus du nom, et je vous prie de bien vouloir m’en excuser, mais cela n’est pas bien grave. Cette comédienne est parmi la longue liste de celles et ceux qui passent parfois par un pan un peu….osé…de leur art pour essayer d’atteindre un niveau plus…conventionnel.
Oui, du X, c’est ça. Rien de bien alarmant, en somme. Sauf que cette personne rencontre visiblement de sérieux problèmes avec ses géniteurs qui ont découvert ça vraiment sur le tard…J’imagine le truc pas drôle dans la famille quoi. J’imagine aussi que cette femme ne rêve que d’une chose : que le sujet ne s’éternise pas dans les médias ! que tout ça cesse le plus vite possible ! please ! please !
Et voilà notre canard local s’épancher de tout son long, plaignant l’actrice de passer par un moment si difficile alors qu’elle parvient à une véritable reconnaissance de la profession. Bla bla bli blo blou. Jusque-là je me dis que bon, le meilleur moyen de lui filer un petit coup de main, si on éprouve un petit peu de compassion, ce qui semble être le cas, on n’en parle pas…eh oui…Mais ils en parlent.
Ma foi, ce sont des journalistes ; ils journalent. Si je m’offusque pour ça, on est encore là demain. Allez, je ne peux pas vraiment leur en vouloir quoi, c’est la sôôôciété qui veut ça, ‘paraît.
Seulement, au bas de l’article, pour illustrer le propos qu’on avait sans doute pas encore bien saisi ; ce média s’adresse peut-être à un sombre groupuscule qui a besoin qu’on répète deux fois les choses…j’sais pas. Donc, au bas de l’article, une photo, haute en couleur : l’objet confondant, qui prouve, qui montre et qui rince l’œil pour le café.
Avec un verre d’eau, toujours. Eh bien, vous me croirez ou pas, ça m’a fait du bien. J’ai aussitôt refermé ce journal. Sans avoir encore atteint les pages centrales. C’est vous dire. Et plus jamais je ne le retoucherai J’en suis guéri, j’ai décroché les gars ! Et sans patch !
Une main qui caresse la joue et l’autre, derrière le dos avec la massue, c’est marrant, c’est vraiment pas mon truc. Et des exemples comme ça, on en bouffe tous les jours…. Avec des sourires et des « ouaaaaeeeh mais nooon c’est pas graveuuuu ouaaaalotéé ».
Eh bien moi ce coup-ci, je m’arrête. Alors faites comme moi, mettez un mouton ! Si vous ne le faites pas, je vous interdis alors de vous lamenter devant le téléjournal comme quoi la guerre c’est pas bien et c’est vachement dangereux pour la santé.
Si, il y a un lien. Mais je vous souhaite quand même une belle journée faite d’amour du prochain.
tvi |
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