|
|
PNS : Extrême droite: respectabilité de façade |
|
|
| |
Theme(s)
Migration / Antira / NoBorder - Antifascisme -
|
|
|
| |
29-04-2005 11:28
Auteur : Swissinfo
:: : http://www.swissinfo.org/sfr/swissinfo.html?siteSect=107&sid=5734927&cKey=1114766553000
|
|
| |
| |
Pour la première fois en Suisse, l’extrême droite obtient un siège dans un exécutif communal. Les observateurs relativisent la portée de ce résultat. Le week-end dernier, la petite commune soleuroise de Günsberg a vu un jeune extrémiste d’à peine 20 ans faire son entrée au Conseil. |
|
| |
|
|
| |
Günsberg, commune de canton de Soleure peuplée de 1164 âmes, vient d’envoyer un représentant du Parti des Suisses nationalistes (PSN) sur les bancs de son exécutif. Une première suisse.
L’heureux élu se nomme Dominic Bannholzer, un cantonnier d’à peine 20 ans, qui vient prendre place au sein du Conseil communal composé de sept membres.
A en croire sa propagande électorale, le nouvel élu veut employer la manière forte contre les dealers et les requérants d’asile criminels. Il se positionne aussi du côté des agriculteurs. Les citoyens l’ont appuyé en lui offrant 21% des voix.
En octobre 2004 déjà, un membre du même PSN avait obtenu son ticket pour le parlement communal de la ville de Langenthal, dans le canton de Berne.
Dans le cas de Langenthal, le succès du parti extrémiste s’explique par la faible participation électorale, estime Hans Stutz, journaliste et observateur de le scène de l’extrême droite. En lieu et place de l’UDC
A Günsberg, où la proportion d’étrangers atteint 8%, l’explication est autre: ici, l’Union démocratique du centre (UDC / droite dure) n’est pas représentée aux côtés des radicaux et des socialistes.
«Pour les membres du camp national conservateur, élire un extrémiste de droite ne semble pas poser de problème», constate le journaliste.
Malgré ce double succès des membres du PSN, Hans Stutz estime que, fondamentalement, l’élection d’un extrémiste de droite demeure assez improbable en Suisse.
«Ces élections n’ont été possibles que parce que ces vingt dernières années, l’UDC, l’ASIN (Action pour une Suisse indépendante et neutre) et d’autres ont développé un climat de discrimination et de dénigrement dans la société.» Nationaliste et raciste
Le Parti des Suisses nationalistes a été créé en 2000 et compterait entre 100 et 130 membres. Il est actif surtout dans les cantons du Plateau suisse et dans les deux demi-cantons de Bâle.
Dès le début, ce parti a cherché à s’affirmer comme une force politique honnête et plutôt traditionnelle. Un parti s’affichant contre la violence, note Hans Stutz, ce qui n’empêche pas que plusieurs de ses figures, dont son président, ont été condamnées pour des délits de violence justement.
«Dans le choix de son vocabulaire, le PSN a tenté d’éviter d’apparaître grossier. Mais lorsqu’on regarde son programme, on constate que son noyau est en partie nationaliste, et pour le reste raciste.»
Cette vision confirme le rapport sur l’extrémisme 2004 de la Confédération, pour lequel, «le programme de parti, le journal et d’autres publications du PSN sont empreints de rhétorique xénophobe, anti-démocratique et d’extrême droite.» Contacts malvenus
Le PSN est dangereux, estime Hans Stutz. On trouve en effet dans sa nébuleuse des gens ayant exercé des violences contre les minorités – la gauche, les homosexuels, les juifs ou les étrangers.
Il s’avère aussi que le jeune PSN a des contacts avec le Parti national-démocrate allemand (NPD). Selon Hans Stutz, des représentants du NPD ont participé à plusieurs reprises à des manifestations du PSN. En dehors de cela, «le PSN agit de manière indépendante.»
A l’image de Marcel Alexander Niggli, professeur de droit pénal à l’Université de Fribourg, Hans Stutz estime qu’un jour ou l’autre, la justice aura à se pencher sur le PSN et son programme. La norme antiraciste ne permet toutefois pas à priori de l’interdire.
Selon le quotidien Neue Luzerner Zeitung, l’Office fédéral de la police considère qu’une interdiction de l’organisation d’extrême droite n’entre pas en ligne de compte. Une telle mesure n’est possible qu’en ultime recours. Elle a été appliquée pour la dernière fois à l’encontre de l’organisation terroriste Al-Qaïda. Exigence de vigilance
Hans Stutz refuse de dramatiser l’élection du jeune habitant de Günsberg. «Malgré ce succès, l’extrême droite reste un phénomène marginal. Ce n’est pas comme si la peur et l’angoisse avaient envahi nos week-ends. Je ne vois aucun motif de panique. Le danger est plus grand sur la route.»
La vigilance toutefois s’impose. Et ce n’est pas nouveau. «Nous devons garder les oreilles et les yeux ouverts. Et ne pas hésiter à s’exprimer lorsqu’on est confronté à des actes ou des déclarations extrémistes.»
swissinfo, Gaby Ochsenbein (Traduction: Pierre-François Besson) |
|
| |
|
|
| |
| > Néo nazis suisses |
|
|
|
 |
|
|
|
|
| |
> Ajouter un commentaire |
|
| |
|
|
|
|
>
Ajouter une traduction à cet article |
|
|
|
> Télécharger l'article au format .PDF |
|
|
|
> Envoyer cet article par e-mail |
|
|
| |
|
2005-04-29 12:34 |
|
|
| |
Sur la photo c est le salut patriotique et pas le salut hitlerien ...
|
|
|
|
|
|
|
| |
|
2005-04-30 11:33 |
|
|
| |
erf, fléchir 2 doigts ou non, c'est quand même un bras tendu... |
|
|
|
|
|
|
| |
rectificatif |
2005-05-01 01:11 |
|
|
| |
il ne s'agit pas du salut patriotique des Waldstätten tel qu'il apparaît sur certaines gravures, avec trois doigts tendus MAIS LE BRAS PLIE . Ici trois doigts tendus et le bras tendu prouve bien qu'il s'agit du salut néo-nazi, avec trois doigts tendus lui aussi. Il est commun aux néo-nazillons européens. |
|
|
| |
glob
|
|
|
|
|
|
| |
slt |
2007-03-01 14:15 |
|
|
| |
c'est le salut widerstand qui est souvent utilisé par les néonazi autrichien . widerstand signifie resistance , en gros la resistance aà la democratie |
|
|
| |
werwolf
|
|
|
|
|
|
|
| |
> Ajouter un commentaire |
|
| |
|
|
|