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Un « hérétique suisse » décortique l'europomanie |
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Theme(s)
Anticapitalisme / Antiglobalisation -
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04-08-2005 00:41
Auteur : Puer Innocens
:: : http://www.question-suisse.com/
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« La Question Suisse, Manifeste de l’euroscepticisme rationnel » rédigé par un universitaire suisse, François Schaller, n’a trouvé aucun éditeur assez lucide et courageux pour l’éditer. Bienheureusement, on peut lire, savourer, télécharger…et imprimer (chez soi) la critique raisonnable et raisonnée que l’auteur diffuse gratuitement sur l’Internet :
http://www.question-suisse.com/
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Un citoyen suisse ose enfin proclamer, comme dans le conte d’Andersen : « Le roi est nu ! ». Qu’il en soit remercié ! Sa bonne action devrait lui valoir une reconnaissance fédérale mais tout se passe comme si les propagandistes suisses de l’Europe, unanimes comme à Nuremberg en 1934, ne supportaient pas la moindre remise en question. Le livre n’a donc pas trouvé d’éditeur. Un pur hasard, on vous le jure…
La lecture de ce texte est chaleureusement recommandée à tous dans la perspective de la votation populaire du 25 septembre 2005. A cette date, le peuple suisse est donc appelé à se prononcer sur la libre circulation (et l’afflux probable et imminent…) des personnes aux nouveaux Etats membres de la CE : l'Estonie, de la Lituanie, de la Lettonie, de Malte, de la Pologne, de la Slovaquie, de la Slovénie, de la République tchèque, de la Hongrie et de Chypre. Une tentative de plus de mettre la Suisse au pas et de « l’intégrer » nolens volens au dessein d’une Europe imposée. Sous le titre « La question suisse, manifeste de l’euroscepticisme rationnel » (© Falstaf Prod, avril 2005) » l’auteur ose y exprimer des critiques aussi vives que probantes contre l’idéologie dominante des « europomanes » qui scandaient jusqu’ici leur harassante litanie sans la moindre contestation. Au point où les plus infimes velléités de discussion, d’analyse critique et d’opposition étaient aussitôt taxées de « blocherisme ». La prose de François Schaller, journaliste à Genève, est le produit de sa réflexion en tant que philosophe et de spécialiste en sciences politiques et humaines de l'Université de Lausanne. Donc une personnalité nullement suspecte de « blochérisme ». Si l’on ne peut, hélas, se procurer une version-papier de son ouvrage, c’est que l’auteur a eu de la peine à trouver un éditeur. On peut-on lire dans sa préface que « l’achèvement du livre, avec des exigences continuelles d’actualisation, devint dès lors très laborieux. Plus tard, la recherche d’un éditeur, suisse ou français, s’est avérée encore plus difficile. La combinaison des approches philosophiques et d’actualité ne rendait guère aisé l’abord d’un manuscrit sans doute trop ambitieux. Les refus succédèrent aux refus, pour des raisons diverses qu’il est toujours difficile d’interpréter avec sérénité sur le moment. Découragé, j’ai finalement renoncé ». A sa lecture, on peut comprendre que le manuscrit ait déplu. Pour preuve, cette citation : « Depuis 1992, les citoyens suisses ont voté deux fois contre l’adhésion de leur pays à l’Union Européenne. Ils voteront probablement encore. En attendant, il s’agit de faire ressortir clairement le sens de cette attitude de refus, ou d’attentisme, tant pour les Européens que pour les Suisses eux-mêmes. Contrairement à ce qui se dit si souvent, elle ne se réduit ni au hasard, ni à l’égoïsme, encore moins à la bêtise ». Le travail universitaire de François Schaller est non seulement accessible à tout lecteur, exempt de jargon cryptique. Mais son argumentation est solidement étayée et raisonnée. L’auteur fait d’ailleurs plusieurs fois référence opportunément à un ouvrage très controversé de John Laughland : « La liberté des nations. Essai sur les fondements de la société politique et sur leur destruction par l'Europe ». Éditeur : Oeil (juin 2001) . Format : Broché - 333 pages / ISBN : 286839700X. En quatrième de couv’, on peut y lire ce qui suit :
Menaces sur les démocraties
« Une idéologie est en train de submerger l'Europe et le monde, menaçant la démocratie et les fondements mêmes de l'État de droit, c'est-à-dire la première garantie politique de la liberté. Elle prétend que les États-nations ne sont plus capables de gérer leurs propres affaires dans une économie moderne interdépendante et que d'autres « entités » - sociétés multinationales, « états-continents » ou unions supranationales, comme l'Europe de Bruxelles - les remplaceront inévitablement. Cette idéologie détruit les valeurs libérales fondamentales, en confondant la constitution d'un État souverain avec les décisions de son gouvernement, et les lois garantes de la liberté avec les décisions technocratiques. Elle ignore l'importance du sens de la communauté, essentiel s'il doit y avoir un quelconque débat démocratique et, au fond, présume que la vie politique, comme toute vie humaine, pourrait être dispensée de choix difficiles engageant la responsabilité de celui qui décide. En Europe, on reprend souvent l'amalgame grossier selon lequel les nations, c'est le nationalisme et que celui-ci mène à la guerre. Ainsi, seules des structures supranationales pourraient empêcher ces nations de se combattre, les pays les plus puissants, au premier rang desquels l'Allemagne, devant être dissous dans les structures européennes, afin de ne plus être une menace pour les autres ou pour eux-mêmes. On voit déjà poindre les résultats de ces admirables calculs... ! Mais cette même idéologie européenne était au coeur de la pensée économique et politique fasciste et nazie de 1930 à 1940 et, comme l'idéologie européenne actuelle, elle préparait déjà la dissolution des « États-nations » et de l'ordre libéral... au nom de la « modernité ». (Réd : Les nazis furent les premiers à scander le slogan « Die Neue Welt Ordnung »). Cependant, le besoin de tout homme libre d'une vie politique exercée en accord avec des règles claires et loyales est éternel : il ne change pas plus avec le développement technologique que la nature humaine n'a changé avec l'invention de l'automobile... Synthèse rigoureuse des arguments historiques et philosophiques pour la « Liberté des Nations », cet ouvrage est une démonstration saisissante du lien existentiel réciproque entre la souveraineté des nations et le règne de la liberté. « Voilà pour le bouquin de John Laughland. Celui de François Schaller peut donc se lire ici :
http://www.question-suisse.com/
L'Europe unie de gré ou de force
Que nul ne se prive de cette lecture salutaire, éclairante et vivifiante. Quant aux euromaniaques, qu’ils veuillent bien se rappeler que les fascismes et le nazisme, eux aussi, se sont alimentés aux sources mythiques et chimériques d’une Europe Unie. Ladite unification s’est faite au son du canon. Aujourd’hui, l’Europe économique et politique se complote dans les bureaux feutrés de Bruxelles sur une trame si peu transparente qu’elle va même se « loger » dans l’occulte. Exactement comme le nazisme dont les penseurs – Hitler en tête - furent tous « initiés » dans deux sectes pratiquant l’occultisme : les Illuminati de Bavière et le Groupe de Thulé.
Aucun homme providentiel ne s’est (encore) profilé à l’horizon pour s’installer aux commandes du Nouvel Ordre Européen, prélude à un Nouvel Ordre Mondial.
Cela ne saurait tarder, une fois imposée l’idée que les Etats-Nations - dont la Suisse - méritent d’être dissous au profit d’une autorité supranationale. Ou mondiale.
La vérité, c'est drôle...personne n'y croit !
Puer Innocens
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| > Un excellent bouquin à lire sur le Net |
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