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Appel pour la paix et la démocratie du Parti Libéral du Tchad (PLT) qui réclame le report de l'élection présidentielle prévue le 3 mai 2006 et qu'elle soit placée sous l'égide de l'ONU pour que tout le processus électoral soit vraiment démocratique, libre et transparent, faute de quoi il maintiendra le mot d'ordre de toute l'opposition de boycotter une élection qui n'est juste qu'une parodie, et il avertit la communauté internationale de la situation qui prévaut au Tchad.
Le Parti Libéral du Tchad (PLT) lance à nouveau un appel à toute la communauté internationale, les gouvernements, les organisations internationales et les organisations de défense des droits et libertés du monde entier, pour qu'il fasse tout le nécessaire pour que la situation se débloque rapidement et qu'elle ne dégénère pas dans la violence, et que la paix et la démocratie puissent se mettre en place au Tchad.
Comme l'ensemble des partis politiques de l'opposition, il réclame le report de l'élection présidentielle prévue le 3 mai 2006 et qu'elle soit placée sous l'égide de l'ONU pour que tout le processus électoral soit vraiment démocratique, libre et transparent, faute de quoi, par solidarité démocratique et en désespoir de cause, il maintiendra le mot d'ordre de toute l'opposition lancée a la population de boycotter une élection qui n'est qu'une parodie de démocratie, une mascarade qu'aucun démocrate ne peut accepter.
M. Mika Lelita Yondoloum, président du PLT, croit qu'il faut mieux prévenir que guérir et que cela est encore possible. Ce pays traverse une grave crise politique qui pourrait déboucher sur un scénario à l'ivoirienne, enflammer toute la région et éventuellement générer autant de morts qu'au Rwanda ou qu'au Congo.
Premièrement, de plus en plus de militaires et de miliciens de la garde personnelle du président Idriss Deby Itno quittent l'armée tchadienne, ce qui réduit chaque jour les capacités de l'état d'assurer la protection de la population. Par ailleurs, tous ces déserteurs qui se considèrent comme des résistants viennent renforcer avec leurs équipements les divers groupes politico-militaires qui sont excédés par l'intransigeance du pouvoir en place.
Deuxièmement, il semble que le gouvernement d'une part et ces groupes de rebelles d'autre part sont en train de s'approvisionner en armes en provenance de l'étranger.
Troisièmement, depuis des années, la société civile malgré tous les risques encourus par ses leaders (intimidations, emprisonnements, tortures, et autres moyens qui forcent des Tchadiens à s'exiler ou à se cacher) recherche des solutions démocratiques, légales et pacifiques pour mettre en place un régime qui soit vraiment démocratique. La situation devient chaque jour de plus en plus préoccupante.
Il importe donc que les chefs d'état épris de paix interviennent le plus rapidement possible au Tchad pour protéger la société civile prise en sandwich entre le pouvoir et les groupes armés, faire respecter les droits et libertés des personnes, éviter une guerre civile qui peut survenir à tout moment et instaurer une démocratie digne de ce nom en procédant à des élections libres et transparentes.
Le Parti Libéral du Tchad déplore que tous les appels a la paix et la démocratie que son président Mika Lelita Yondoloum a lancé depuis de mois n'aient pas été entendus et que les centaines d'appels lancés par les principaux leaders de l'opposition démocratique au gouvernement et à la communauté internationale pour que les élections présidentielles prévues le 3 mai soient reportées pour qu’elles soient vraiment démocratiques, justes et transparentes ont échoué faute d'avoir les moyens de se faire entendre et de voyager pour rencontrer les bonnes personnes en personne.
Compte tenu de la volonté du président de garder le pouvoir a vie en faisant des élections qui n'en sont pas vraiment, tous les leaders de l'opposition démocratique ont donc demandé à la population de boycotter les élections pour démontrer au monde entier que les urnes ne peuvent pas être pleines si personne ne vote.
Encore une fois, Parti Libéral du Tchad lance un appel a toutes les personnes de bonne volonté pour faire des pressions diplomatiques sur le gouvernement du président Idriss Deby Itno en lui démontrant qu'il est de son propre intérêt et de l'intérêt de toute la population
- de briser le cercle de la violence et d'empêcher toute possibilité ou velléité d'intervention armée par des éléments incontrôlés, en instaurant une vraie démocratie qui permette la mise en place d'un gouvernement disposant de la légitimité démocratique des représentants du peuple tchadien et agissant dans l’intérêt commun de la nation tchadienne et non pas dans le seul intérêt de certains groupes, clans ou individus;
- de reporter à une date ultérieure satisfaisante les élections présidentielles qui sont prévues le 3 mai mais qui de toute façon n'auront aucune valeur car presque tous les partis ont unanimement refusé de présenter un candidat et appelé la population à boycotter le scrutin;
- de faire venir au Tchad des observateurs internationaux (européens, africains, américains, et autres) pour que les élections ne soient pas une mascarade mais soient vraiment démocratiques, libres, justes, équitables, crédibles et transparentes et qu'elles soient placées sous l'égide de l'ONU et pour qu'ils surveillent et contrôlent l’ensemble du processus électoral (du recensement à la publication des résultats en passant par l'organisation des élections) afin qu'il n'y ait pas de fraudes électorales (par ex. plus de bulletins dans l'urne que de votants ou plus de voies comptées que de bulletins déposés), d'erreurs (par ex. plus de votants que d'électeurs) et d'autres anomalies;
- de faire siéger des représentants de la communauté internationale à la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI, dont la composition doit être revue et ses pouvoirs renforcés) et au Conseil constitutionnel (qui doit être réellement indépendant du pouvoir exécutif et composée de juristes qualifiés) comme témoins (et avec droit de parole pour veiller à la stricte application des dispositions du code électoral, qui doit être revu par ailleurs pour mieux garantir l’égalité entre candidats et permettre de mieux recueillir la réalité des votes des citoyens), ainsi que des représentants d'Associations des Droits de l’Homme (ADH), des syndicats et des principaux de la presse tchadienne et européenne (à titre d'observateurs);
- d'assurer la liberté d'expression de la presse tchadienne et étrangère et éviter que des journalistes puissent être emprisonnés ou menacés pour leurs opinions et qu'il faille faire des pressions pour les libérer;
- d'asseoir un système démocratique où le peuple est réellement souverain afin que puissent se mettre en place un programme de société voulu par une large majorité de la population et des mécanismes du développement économique et social harmonieux.
Le Parti Libéral du Tchad (PLT) est un parti politique tchadien qui renaît de ses cendres grâce a son président Mika Lelita Yondoloum. Il vise a mobiliser par le dialogue constructif toutes les forces vives du Tchad éprises de paix et de démocratie, pour pouvoir enfin construire une société libérée de ses démons diviseurs, unie autour de valeurs communes, en santé, plus juste, prospérant comme elle le veut et le peut, et vivant dans la sécurité, en paix avec ses pays voisins et amis et en harmonie avec tous les autres peuples du monde. Parmi les innovations que le PLT veut mettre en place signalons le Ministère de la Paix, la gouvernance, la démocratie participative, l'Institut National d'Information du Tchad et la Caisse des Dépôts et du Développement.
Pour plus d'information voyez le site du PLT sur http://www.pltchad.com dont le programme PEEP souligne les 4 priorités essentielles des Tchadiens et Tchadiennes que sont la Paix, l'Éducation, l'Emploi et la Prospérité, outre bien sûr les 3 objectifs fondamentaux que sont la Santé, de la Nourriture pour chacun et un bon Niveau de vie pour tous.
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