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Genève: livre sur le banquier Edouard Stern interdit !!! |
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26-07-2006 19:21
Auteur : Hans-Dietrich Dingelmeyer
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Ce mercredi 25 juillet 2006, le Tribunal de Ière instance de Genève a confirmé son interdiction du livre « Combinaisons mortelles » de Valérie Duby et Alain Jourdan (journalistes et écrivains), ouvrage à paraître, consacré aux dessous de l'assassinat (par 4 balles) du banquier Edouard Stern, retrouvé mort dans son penthouse en mars 2005, vêtu d'une combinaison de latex..., le torse ceint d'une cordelette. |
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Mise en scène pour brouiller les pistes ou reliefs de jeux sado-masochistes d'un couple passionnel qui s'entre-déchirait ?
Cette interdiction du livre a été réclamée à son de trompe ...et obtenue par les avocats de la meurtrière « présumée », Cécile Brossard, maîtresse attirée de l'illustre victime.
Fait probablement sans précédent: la justice de l'Etat de Genève (Suisse) vient donc de confirmer son interdiction d'un livre à paraître aux éditions Privé, à Paris (!) en septembre prochain. Le titre était même annoncé à la vente sur la librairie en ligne « amazon.fr » avant d'en être précipitamment retiré.Il est offert à la vente sur le site de la FNAC mais est "actuellement indisponible". Son prix annoncé est de 18, 10 euros, port non compris. Les auteurs, Valérie Duby et Alain Jourdan avaient consacré à cette affaire pas moins de 18 mois de recherches et d'enquêtes approfondies en France, en Suisse et aux Etats-Unis avant de livrer leur « tapuscrit » aux éditions « Privé » le 30 juin dernier. La couverture du futur livre a déjà fait l'objet de divers projets graphiques. Le titre n'est d'ailleurs pas définitif... Entre "Le Banquier à abattre" et "Combinaisons mortelles", les coeurs balancent...
C'était sans compter avec la mauvaise humeur des avocats de la meurtrière présumée, Cécile Brossard, 36 ans, maîtresse attitrée du banquier français Edouard Stern. Meurtière « présumée » ? Le qualifiquatif n'est qu'une clause de style puisque ladite Cécile Brossard a non seulement passé aux aveux complets deux semaines après la commission de son crime mais encore conduit les policiers à Montreux pour désigner l'endroit précis où elle avait jeté l'arme de son crime: dans les eaux du Lac Léman. L'arme du crime a été retrouvée et fait actuellement l'objet d'analyses ballistiques.
Quant à la meurtrière... »présumée », elle se trouve depuis lors au Quartier cellulaire de l'Hôpital psychiatrique de Genève, bénéficiant d'un meilleur régime qu'à la prison de Champ-Dollon, surpeuplée et qui a connu récemment un début d'émeute et un incendie qui a fait deux morts chez les détenus.
Entre la commission de son crime et son retour en Suisse, la meurtière « présumée » (sic) avait fait un voyage-éclair...en Australie. Allait-elle aussi loin pour échapper à la justice ou pour y déposer discrètement des fonds ou des documents compromettants pour des tiers ? Toutes les hypothèses sont ouvertes. Le livre interdit contient probablement des précisions révélatrices sur ce mystère et bien d'autres mettant en jeu de hautes personnalités de la finance et de la politique internationale.
Qui a donc intérêt à empêcher le public de lire cet ouvrage explosif ?
Détail piquant : la victime, le banquier Edouard Stern, était un proche de Nicolas Sarkozy, candidat à l'élection présidentielle en France. La demande d'interview adressée par les auteurs des « Combinaisons mortelles » à l'actuel ministre de l'Intérieur et candidat à la présidence de la République, (via son chef de Cabinet) est restée sans réponse à ce jour.
Quels motifs le Tribunal de Genève invoque-t-il à l'appui de son étonnante et choquante décision de censure ?
La juge qui avait entendu les deux parties A HUIS CLOS dix jours plus tôt, invoque...LA PréSOMPTION D'INNOCENCE !!!
La Justice avait déjà une victime (Edouard Stern), la meurtrière (Cécile Brossard), les aveux de ladite meurtière, l'arme du crime et des témoignages accablants. Cela ne lui suffisait pas. Voici qu'on avance le souci de la présomption d'innocence pour imposer un acte de censure sans précédent à l'encontre d'un livre – que personne n'a encore lu - et dont la parution semble faire trembler en haut-lieu...
Un acte de censure motivé par l'absurde contre un livre que nul, hormis ses auteurs et les correcteurs, n'ont encore lu !
« -C'est là un mode de censure préalable à l'aveugle, digne de l'Ancien Régime », s'exclame un journaliste indigné par les méthodes liberticides d'une juge qui attire sur elle « nolens volens » une publicité sur sa personne et ses méthodes mais encore sur ces « Combinaisons mortelles », allusion tant aux jeux sado-masochistes favoris des amants tragiques qu'aux « combinaisons » politico-financières de la victime.
L'avocat des auteurs censurés, Me Robert Assael, a déjà conseillé à ses clients de recourir contre une décision que l'intelligentisa genevoise considère d'ores et déjà comme « ubuesque », liberticide et digne d'une république bananière.
Un procès civil (on l'espère public et non à huis clos !) s'annonce donc. Quant au procès d'assises pour juger Cécile Brossard, il est prévu à fin 2006, voire au début de 2007. Les observateurs estiment d'ailleurs qu'il n'est pas exclu que ledit procès soit ajourné « sine die » après l'élection présidentielle française...
Pour comprendre le climat dans lequel une telle décision de justice a été rendue, il faut savoir qu'Edouard Stern, redoutable banquier international, coutumier des OPA et montages financiers à l'échelle planétaire, touchait à des dossiers des plus controversés: Clearstream, Rhodia et des rétrocommissions sur les ventes d'armes de la France.
L'hypothèse du crime commandité (« contrat ») n'est pas exclue. Il faudrait pouvoir lire l'ouvrage de Valérie Duby et Alain Jourdan pour se faire une opinion à ce sujet.
Un dossier et un livre explosifs d'autant plus que le juge d'instruction chargé d'élucider le crime n'est pas homme à courber l'échine devant la raison d'Etat. Le livre redouté contient-il des éléments qui pourraient l'aider dans son travail ? Nul ne peut l'affirmer puisque le juge d'instruction lui-même ne pourra pas lire ledit ouvrage !
Depuis le crime, plusieurs agents secrets agissant pour la République française, ont d'ailleurs tenté de mille manières d'obtenir des informations sur le dossier que rédige le juge d'instruction. Des tiers non identifiés à ce jour sont entrés par effraction à son domicile, probablement pour tenter de faire main basse sur un dossier d'instrucion ma foi fort intéressant.
Le « tapuscrit » des « Combinaisons mortelles », selon ses auteurs, est en lieu sûr, à l'abri de perquisitions qu'on ne peut exclure vu les décisions d'une justice de cette espèce.
Quant au dépôt légal, au sens de la législation française, il est prévu en septembre 2006.
(à suivre...avec de nouveaux détails) |
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| > Work in progress...en chantier: projet de couverture du livre interdit |
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Après la BCGE, la Praille, le Servette: la censure |
2006-07-26 21:49 |
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Ouais, faudrait pas pousser. Les "huiles" qui dirigent la République de Genève n'en font-ils pas trop ? Le petit clan protégé des pontes qui font et défont la loi comme ça leur chante pousse le bouchon un peu loin.
Après le fiasco de la Banque cantonale, les dépenses insensées pour le citoyen pour contruire le Stade (vide) de la Praille, l'effondrement du Servette, voici que les juges (payés eux aussi par le contribuable) se mettent à interdire de publier des bouquins. Ca me débecte.
Ils veulent mettre leur nez partout à chaque instant, tout contrôler, les journaux, les téléphones, l'Internet, la vie des gens: faut pas fumer, faut pas rouler trop vite, faut beaucop boire pendant la canicule et faut vous torcher avant de tirer l'eau. Assez !
Moi, je dis: Faut surtout nous foutre la paix et laisser les journalistes et les écrivins faire leur boulot même quand ça plet pas à tout le monde.
Je kiffe ni les banquiés ni les put' et semi-mondaines qui fréquente les grossiums. Mais si je paye mes impôts, parfois en retard, c'est pas pour financer la Censure, nom de bleu.
Kassez vous et laisser pisser le mérinos.
On peut le trouver en France, ce bouquin censuré ? Merci à qui me dit où je peux l'acheter ou le chouraver. A Annemasse, peut-être ?
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Paul Cruchard-Baud |
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