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La situation à Oaxaca est tendue. Le gouvernement fédéral du président Fox a annoncé que des forces fédérales seraient envoyées dans l'état. Des individus d'Oaxaca, contactés directement par Indymedia, affirment que ces forces étaient déjà en place il y a trois semaines pour s'entraîner. En ce moment, elles sont en train de se déployer partout.
Au fil des jours:
6 novembre, 16:15: Ce samedi s'est déroulé dans le même esprit que la journée précédente. Tôt le dimanche matin un collègue de Radio Universidad, Marcos Manuel Sanchez Martìnez, a été grièvement blessé par balle près du campus universitaire pendant une attaque paramilitaire. (Compte-rendu du samedi ES/EN)
Une caravane de soutien est parti de Mexico samedi après-midi et est arrivée à Oaxaca le dimanche matin, juste à temps pour se joindre à la Méga-marche. Avec des centaines de milliers des particiapentEs, la Méga-marche s'est déroulée sans incident malgré une présence impressionnante de la Police Fédérale Préventive.(Compte-rendu du samedi ES/EN)
Ce matin, la presse mexicaine est dominée par les trois explosions à Mexico, enterrant effectivement les événements pacifiques du dimanche. Une banque, la siège central du PRI (le parti d'Ulises Ruiz Ortiz, gouverneur d'Oaxaca) et le Tribunal Fédéral Electoral du Pouvoir Judiciaire de la Fédération (TEPJF) ont été ciblés. Seuls des dégâts matériaux sont signalés.
4 novembre, 6:30: Une journée assez calme à Oaxaca. Il y a eu quelques actes de violence commis par des paramilitaires le matin et le signal de Radio Universidad a été brouillé par les autorités. La situation à Oaxaca le 3 novembre en français et en espagnol, en directe du Mexique.
Mise à jour précédentes
3 novembre, 6:30: La journée était très difficile hier à Oaxaca. La situation à Oaxaca, le 2 novembre, en français et en espagnol, en directe du Mexique.
2 novembre, 15:30: Des paramilitaires tirent sur la Radio Universitaire d'Oaxaca et sur les individus qui entrent dans les locaux. La Police Fédérale Préventive marche en direction de la cité universitaire et utilise du gaz lacrymogène. La situation à Oaxaca, le 2 novembre, en espagnol et en directe du Mexique.
2 novembre, 4:30: La Radio Universitaire d'Oaxaca annonce qu'un mandat de perquisition a été délivré pour l'Université Autonome d'Oaxaca. La situation à Oaxaca le 1er novembre (en anglais et espagnol).
1 novembre, 5:00: La situation à Oaxaca entre 17:43 et 18:05 le 31 octobre en français et de la matinée du 31 octobre jusqu'au 1er novembre (2:08) en anglais (heures suisses). La Police Fédérale Préventive commence à avancer sur la Radio Universitaire.
31 octobre, 15:00: Les comptes rendus des interpellations et détentions arbitraires et extra-légales par les forces de police et armées à Oaxaca, à Mexico, et entre les deux villes se multiplient. Le Comité Cerezo, une organisation mexicaine qui défend les droits des prisonniers politiques, informe qu'un convoi en provenance de Tlaxiaco, ville mixteque, a été arrêté hier matin près de Nochixtlan. Les voyageurs de Mexico ont été séparés et leur situation actuelle est encore inconnue. Des blocus de solidarité ont soutenu le peuple d'Oaxaca sur la frontière mexico-américaine et à Mexico. Le sénat mexicain suit la chambre des députéEs et demande les démissions de Ulises Ruiz, gouverneur d'Oaxaca. Le conseil médicale légale de l'Oaxaca confirme que Jorge Alberto López Bernal, mort hier, a été tué par un projectile lacrymogène de la PFP.
30 octobre, 20:20: A Oaxaca, au Mexique, et ailleurs la matinée a été dominée par des manifestations. Vers 16:00 (heure suisse), les étudiantEs de la cité universitaire de Mexico ont mis en place une barricade symbolique, devenue réelle suite à l'imposante présence de policiers, mobilisés pour dévier la circulation. Ironiquement, deux heures plus tard, trente membres de la police fédérale préventive ont bloqué une artère principale à Mexico exigeant une augmentation salariale. Au même moment, les trois cortèges sont partis d'Oaxaca en direction de la place centrale, le Zocalo. A New York, 12 personnes ont été appéhendées suite à une manifestation devant le consulat mexicain. La presse corporative mexicaine annonce que le chambre des députés demande la démission de Ulises Ruiz, gouverneur d'Oaxaca.
30 octobre, 14:00 - Récapitulatif de la nuit: La radio universitaire a recommencé à diffuser vers 03:00 (heure suisse) après deux heures de silence et annonce que d'après certaines informations un enfant est mort suite à une blessure par balle. Cette information a été confirmée indépendamment par Indymedia. Des médias corporatifs mexicains annoncent aussi un autre mort, Fidel García, un maître d'école. Il y a un grande nombre de blesséEs et détenuEs. Les forces fédérales ont continué à avancer malgré la résistance pacifique des manifestantEs. L'APPO quitte la place centrale, le Zocalo, pour se concentrer sur la cité universitaire. Les fouilles de maisons privées continuent. Le retour des maîtres à l'école lundi matin commence à être remis en question. Au niveau international, des manifestations sont prévues dans plusieurs villes et le consulat mexicain à Barcelone est occupé par cinquante sympathisantEs.
30 octobre, 01:55: Indymedia Oaxaca annonce un autre décès, Alberto Jorge Lopez Bernal, 26 ans (Correction: 30 ans) et infirmier. Il a été frappé à la poitrine par un pétard. Il est décédé vers 01:00 (heure suisse). Il y a au moins six autres blesséEs. De plus, la source d'électricité alimentant la radio universitaire a été coupée.
30 octobre, 00:55: Les agressions violentes se multiplient partout à Oaxaca. La police fédérale, avec l'appui des forces militaires, attaque des manifestantEs pacifiques et ils commencent aléatoirement à détenir des personnes et à fouiller des maisons privées. Un hélicoptère a emmené cinquante personnes du "Parque del Amor" à un base militaire. L'appel à la résistance pacifique est diffusé par la radio universitaire.
29 octobre, 22:15: Une personne a été battue et blessée par une cinquantaine de policiers, il est en train d'être amené à l'hôpital. Un appel au calme est diffusé par la radio universitaire, ainsi que la demande d'éviter de se venger sur les policiers.
29 octobre, 22:00: La police fédérale préventive tente d'entrer à l'université autonome, au centre historique et à la place centrale de la ville d'Oaxaca, le Zocalo. Après avoir été bloquées pacifiquement par le peuple à leur première tentative, les autorités essayent de forcer les barricades par des voies secondaires. Les transports blindés avancent aussi, et il y a un appel à ne pas les laisser passer d'une façon pacifique. Les policiers attaquent les barricades avec des jets d'eau et avec leurs boucliers.Dépêches sur CML-DF.
29 octobre, 20:00: Neuf milles personnes sont dans les rues de la ville d'Oaxaca. La police fédérale préventive a commencé à avancer tôt le matin en direction du centre ville, mais il n'y a pas encore eu de violence généralisée. Des blindés, hélicoptères et avions de reconnaissance sont signalés autour de la capitale. L'office fédérale de la défense nationale a mis en marche le plan DN-II "contre-insurrection". Dépêches sur CML-DF.
29 octobre, 11:30: La situation est encore très tendue. Hier, en début d'après-midi, au moins deux avions ont atterri à l'aéroport de la ville de Oaxaca contenant 500 policiers fédéraux préventifs (force fédérale reconnue pour ses tactiques violentes) chacun. Selon les rapports davantage de policiers s'approchent par voie terrestre. Des survols par avion de reconnaissance ont été signalés. La barricade de "Buenos Aires" a subit une attaque de la part de la "caravane de la morte", un groupe paramilitaire. Une barricade a été construite dans la ville de México. Des actions de solidarité globale sont annoncés.
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