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NOS VIES VALENT PLUS QUE LEURS PROFITS ! |
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Migration / Antira / NoBorder - Anticapitalisme / Antiglobalisation -
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01-05-2007 11:44
Auteur : solidarités : Jean michel Dolivo
:: : http://www.solidarites.ch
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Toutes et tous, ensemble, en rejetant en particulier les divisions entre Suisses et immigrés, nous pouvons résister. Il est nécessaire d’agir pour empêcher les licenciements collectifs dans les entreprises qui réalisent des bénéfices, pour obtenir un droit de réintégration à leur place de travail des salariés licenciés abusivement et pour introduire un salaire minimum légal mensuel de Fr.3'500 net indexé (13x par année). Un revenu minimum mensuel de Fr.1'500 net doit être garanti pour tous les jeunes en formation, jusqu’à l’âge de 25 ans, afin de donner à chacune et à chacun un accès égal à la formation |
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NOS VIES VALENT PLUS QUE LEURS PROFITS !
Travail temporaire, sur appel, en sous-traitance, à temps partiel forcé ou de pseudo-indépendant, de très nombreuses personnes sont soumises, dans leur emploi, à des formes d’exploitation toujours plus brutale. Le revenu est incertain à la fin du mois, les horaires et la durée du travail varient de semaine en semaine. La précarité s’installe, touchant particulièrement les jeunes et les femmes. Les salariés font très généralement l’objet de pressions croissantes de la part de leur employeur dans le cadre d’une mise en concurrence exacerbée. Les effets sur leur santé sont graves : stress, burn-out, risque accru d’accidents du travail. Le travail fait souffrir. Une souffrance qui peut parfois même aboutir au suicide. Relevons que 40% des chômeurs et chômeuses de longue durée ont 50 ans et plus. Des femmes et des hommes sont ainsi mis à la porte, du jour au lendemain, parce que «trop chers» et «surqualifiés», comme le mentionnent souvent la lettre de réponse à leur demande d’embauche. Quant aux salaires, en Suisse, près d’un million de femmes et presque 190'000 hommes gagnent moins de 4'000 francs, dans des secteurs comme les services personnels, l’hôtellerie, la restauration, l’industrie textile, le commerce de détail ou l’industrie alimentaire. Les écarts salariaux se creusent et les inégalités sociales augmentent fortement. Durant les années 2004 et 2005 les entreprises helvétiques ont vu leurs bénéfices prendre l’ascenseur ; en 2006 les grandes entreprises annoncent des bénéfices qui ont plus que doublé par rapport à l’année précédente! Les gains réalisés par MM.Vasella, Ospel, Wuffli et Brabeck battent tous les records.
Un tableau bien sombre ce Premier Mai 2007, journée internationale de solidarité des travailleuses et travailleurs ! Relever la tête, refuser les diktats des employeurs, comme l’ont fait les grévistes de la Boillat, renouer les solidarités sur la place de travail et s’organiser collectivement pour se défendre, ce sont là des jalons indispensables pour remettre en question les pleins pouvoirs des dominants. Toutes et tous, ensemble, en rejetant en particulier les divisions entre Suisses et immigrés, nous pouvons résister. Il est nécessaire d’agir pour empêcher les licenciements collectifs dans les entreprises qui réalisent des bénéfices, pour obtenir un droit de réintégration à leur place de travail des salariés licenciés abusivement et pour introduire un salaire minimum légal mensuel de Fr.3'500 net indexé (13x par année). Un revenu minimum mensuel de Fr.1'500 net doit être garanti pour tous les jeunes en formation, jusqu’à l’âge de 25 ans, afin de donner à chacune et à chacun un accès égal à la formation. Ces luttes vont de pair avec une contestation, sur le fond, d’un système dont les mécanismes sont destructeurs, au quotidien, pour la très grande majorité des celles et ceux qui travaillent, un système qui met en cause - de catastrophes écologiques en catastrophes militaires - la survie même de l’humanité. Construire une alternative à la course aux profits et à l’accaparement des richesses par une minorité de possédants est tout aussi urgent: ce projet, pour un socialisme du XXIème siècle, est à inventer. Il ne saurait se décréter, il se formera et cheminera dans les luttes sociales à venir.
Jean-Michel Dolivo, avocat, solidaritéS
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