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La police suisse accablée par Amnesty |
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Theme(s)
Répression -
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25-06-2007 19:16
Auteur : Paul Justice
:: : http://www.amnesty.ch/fr
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Le rapport 2007 d'Amnesty International est accablant pour le comportement inadmissible de la police suisse: comportement vil et violant les droits de l'Homme, usage disproportionné de la force, recours à des armes dangereuses et pratiques discriminatoires. Les agissements des « polices privées » y sont aussi dénoncés. |
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Sur la page d'accueil Internet de la section suisse d'Amesty International ...
http://www.amnesty.ch/fr
...on peut lire ce qui suit...
« Préoccupée par les témoignages de mauvais traitements ou de recours excessif à la force dans le cadre d’interventions policières, Amnesty International a mené une recherche sur le travail de la police en Suisse. Les cas décrits dans le rapport publié par la Section suisse illustrent une variété de situations – interventions contre des requérant·e·s d’asile, des Noir·e·s, des altermondialistes, des supporters de football et des mineur·e·s – mais un constat commun: celui de la quasi-impunité de la police. »
Commentaire:
L'un des pays où les droits populaires sont les plus étendus et la démocratie poussée au plus haut point, est donc sévèrement épinglé, une fois de plus, par Amnesty International.
La manière dont les medias helvétiques traitent cette dénonciation publique sur le plan international, fera l'objet d'une critique ultérieure sur cette page d'Indymedia.
Edifiant...
On peut charger (en format PDF) le RAPPORT COMPLET ou le RAPPORT RESUME sur la page d'accueil (à droite en bas) de la page d'accueil d'Amnesty:
http://www.amnesty.ch/fr
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| > La police suisse en prend trop souvent à son aise... |
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Le "wost of..." the Swiss Police |
2007-06-25 22:28 |
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Je viens de lire ce rapport intégralement. Aïe !!! Aïe !!! Aie !!! Ce qui y est dénoncé est absolument écoeurant. J'avais vu un petit résumé à la télé, au 19h. 30. Du lénifiant, comme d'habitude pour ce véhicule de l'idéologie dominante. De la pisse de coq par rapport au contenu explosif dudit rapport. Et j'ai pu mesurer l'abime entre l'info officielle, peau de chagrin, et la gravité des reproches de l'organisation humanitaire. Pour le bien du public qui n'aurait pas le temps de lire tout le rapport, voici quelques passages incriminants de ce texte. Ce soir, j'ai un peu honte d'être Suisse.
En voici un « best of » ou plutôt « worst of »...
Extraits du rapport d'Amnesty International (Section suisse)
Amnesty International est préoccupée de recevoir depuis plusieurs années des informations, des témoignages, des rapports d’avocat∙e∙s ou de bureaux juridiques faisant état de mauvais traitements, de traitements dégradants et/ou inhumains ou d’usage abusif de la force par différents corps de police en Suisse.
(...)
L’organisation de défense des droits humains est intervenue à de nombreuses reprises pour demander des informations complémentaires aux responsables des corps de police et des enquêtes indépendantes sur les cas avérés, où l’on pouvait craindre sérieusement d’avoir affaire à une violation des droits humains dans le cadre d’une intervention policière.
Les allégations de mauvais traitements ou de recours excessif à la force provenaient de personnes très diverses : de requérant∙e∙s d’asile, de Noir∙e∙s, d’altermondialistes, de supporters de football ou encore de mineur∙e∙s.
Ce rapport fait un certain nombre de constats de violations des droits humains, certaines graves, des personnes sont décédées lors de certaines interventions, d’autres plus bénignes mais néanmoins importantes pour les personnes concernées et pour le respect des droits fondamentaux.
Il ne fait aucun doute que la souveraineté cantonale dans le domaine du travail de la police donne lieu à des approches et pratiques fort différenciées selon les cantons et selon les personnes en charge des départements concernés (autorité politique exécutive) ou du commandement des corps de police. (...) Amnesty International constate un manque préoccupant de respect des principes de légalité et de proportionnalité dans les formes prises par les opérations de police et dans le choix des équipements engagés.
Nombre de cas montrent que des méthodes dangereuses pour la vie, comme le menottage d’une personne couchée sur le ventre, susceptible de provoquer une asphyxie posturale, ont été utilisées par des agent∙e∙s semble-t-il peu conscient∙e∙s de cette dangerosité malgré leur formation. Il aura fallu des décès dans le cadre de procédures de renvoi du territoire suisse pour que des mesures soient prises sur la base de recommandations de la Conférence des directrices et directeurs cantonaux de justice et police invitant à renoncer à de telles pratiques.
Des centres pour requérant∙e∙s d’asile sont investis avec des chiens utilisés à des fins d’intimidation ; de plus en plus d’interventions ont lieu masquées ; des Tasers, ces armes à électrochocs qui peuvent mettre la vie de personnes en danger, pourraient être utilisés pour réaliser. le renvoi de requérant∙e∙s débouté∙e∙s. On assiste de fait à une sorte de militarisation de l’intervention policière où l’anonymat prédomine, alors que les agent∙e∙s devraient pouvoir être facilement identifi ables afi n de pouvoir être tenu∙e∙s responsables de leurs actes. (...) Un grand nombre de personnes s’estimant maltraitées par la police n’osent pas déposer plainte, en particulier celles qui ont un statut légal précaire en Suisse. Pour celles qui osent franchir ce pas, une des caractéristiques importantes des procédures qui suivent les dépôts de plaintes est le fait que celles-ci n’aboutissent que très rarement à des mesures judiciaires ou disciplinaires à l’encontre des agent∙e∙s de police concerné·e·s. (...) Il n’existe pas en Suisse, de manière générale, de procédure indépendante, impartiale, exhaustive et rapide pour l’instruction des plaintes à l’encontre de la police. (...) Amnesty International a également constaté que nombre de plaignant∙e∙s sont à leur tour accusé∙e∙s et poursuivi∙e∙s pour opposition aux actes de l’autorité et violence ou menace contre les fonctionnaires. De ce fait, des victimes de mauvais traitements ou d’emploi abusif de la force risquent d’être dissuadées de faire valoir leur droit à obtenir justice et compensation. Amnesty International peut donc légitimement craindre que les déficits mentionnés favorisent un phénomène d’impunité quasi générale des agent∙e∙s et des cadres de police concerné∙e∙s.
(...)
A l’instar des critiques rendues publiques par le Rapporteur spécial des Nations unies sur le racisme, Doudou Diène, qui s’inquiète de la montée du racisme en Suisse, Amnesty International est fort préoccupée de constater que des actes et des propos racistes sont souvent rapportés lors d’interventions policières contre des Noir∙e∙s. (...) Selon les informations en possession d’Amnesty International, les actions policières contraires aux normes internationales en matière de droits humains se produisent souvent lors de contrôles d’identité, de fouilles sur la voie publique, ou durant une privation de liberté au poste de police. Des témoignages convergents font état des abus suivants, qui constituent souvent des atteintes aux droits fondamentaux des personnes touchées :
une mise en danger de la vie; un usage excessif de la force ; des mauvais traitements ou des traitements inhumains ou dégradants ; des détentions arbitraires sans présomption suffisante ; le refus de certain∙e∙s agent∙e∙s de police de révéler leur identité professionnelle (nom ou numéro de matricule, affilliation à un service de police) ; - le manque d’information sur le motif du contrôle ou de la détention et une disposition insuffisante à donner des explications ; le non-respect du principe de la présomption d’innocence; une attitude dénuée de tact et agressive; des excès verbaux à contenu insultant, raciste ou discriminatoire
Refus des agent∙e∙s de révéler leur identité et de donner le motif du contrôle d’identité
Selon les allégations reçues par Amnesty International, lors de plusieurs contrôles d’identité, les agent∙e∙s de police ont refusé de révéler leur identité professionnelle (nom, service de police). D’autres informations font état du fait que certain∙e∙s agent∙e∙s de police montreraient leur carte de police trop vite ou en cacheraient la partie portant le nom de sorte que celui-ci ne soit pas lisible, ou encore que des agent∙e∙s de police auraient refusé de donner le motif du contrôle d’identité.
Amnesty International pense que l’anonymat des agent∙e∙s de police augmente le risque de mauvais traitements et de traitements cruels, inhumains et dégradants, et qu’il perpétue l’impunité. Le Code européen d’éthique de la police stipule d’ailleurs que les agent∙e∙s de police doivent être facilement reconnaissables et en mesure d’attester leur identité professionnelle.
Selon nos sources, des agent∙e∙s de police auraient usé dans plusieurs cas d’une expression raciste faisant état de « la ressemblance des Noirs avec les singes ». Un comportement policier vexatoire souvent décrit à Amnesty International consiste dans le fait de jeter les papiers d’identité et les effets personnels des personnes contrôlées par terre et de les y laisser ensuite.
- Amnesty International estime que le fait de déposer ou de jeter les effets personnels d’une personne contrôlée par terre et de proférer des insultes correspondent à un traitement dégradant interdit par la Convention européenne des droits de l’homme, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, et la Constitution fédérale.
Le Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe a dénoncé cette façon de faire dans son rapport sur la Suisse.
Fouille corporelle dans l’espace public
Amnesty International a reçu des informations faisant état de fouilles corporelles sur la voie publique, en présence de passant∙e∙s. Dans l’ensemble des cas relatés, les personnes fouillées étaient de couleur.
Le 30 juin 2004, deux Guinéens ont été soumis à une fouille corporelle en pleine rue de Genève parce que la police les soupçonnait de vendre de la drogue. Des témoins confi rment que chacun des deux Guinéens a été contrôlé par un policier et que l’un d’eux a été complètement déshabillé. Lors de sa première audition, l’un des deux policiers cantonaux a dit qu’il n’avait pas enlevé tous les habits de l’homme qu’il avait contrôlé. Sous la menace du refus de déposer, l’avocat des deux policiers a demandé de pouvoir consulter les procès-verbaux de la première audition avant que se déroule la deuxième audition devant le juge d’instruction. Celui-ci a accepté cette requête. A l’audition qui a suivi, le deuxième policier s’est rétracté sur une déclaration par laquelle il avait indirectement confi rmé que son collègue avait complètement déshabillé un Guinéen et a dit qu’il avait été mal compris. Un chauffeur de taxi confi rme toutefois qu’il a vu le pénis de l’un des Guinéens. Une femme rapporte qu’une autre femme lui a dit qu’elle avait vu le derrière108 de l’homme. Le juge d’instruction a clôturé son enquête et, depuis le 23 juin 2005, le dossier se trouvait au ministère public qui a décidé le classement de l’affaire le 4 mai 2007.
Au courant du mois de novembre 2006, un des deux plaignants a été expulsé de Suisse sans que sa procédure pénale ait abouti.
(...)
Amnesty International considère que les fouilles corporelles complètes sur la voie publique constituent un traitement dégradant en violation de la Convention européenne des droits de l’homme et une atteinte à la dignité humaine protégée par la Constitution. (...)
Mesures de contrainte dangereuses – Recommandations Amnesty International rappelle aux dirigeant·e·s des corps de police suisses qu’en vertu de l’article 10 de la Convention contre la torture, ils et elles ont l’obligation de veiller à ce que tout leur personnel soit continuellement informé des dangers que comportent aussi bien l’immobilisation d’une personne en la couchant sur le ventre avec les mains liées dans le dos. (...)
La technique d’étranglement a un impact sur la respiration. (Il faut) développer des mesures de contrainte alternatives susceptibles d’éviter une mort subite par asphyxie posturale.
Amnesty International appelle aussi les corps de police suisses à interdire l’étranglement pour saisir des boulettes de cocaïne. En vertu de l’article 10 de la Convention contre la torture, les autorités ont l’obligation de rendre l’entier de leur personnel attentif aux risques que cette méthode comporte pour la vie. Amnesty International recommande également aux corps de police de Suisse de prendre des mesures adéquates pour éviter des blessures dues à l’impossibilité de se tenir pendant les transports.
Droit de déposer plainte contre des agent·e·s de police – Recommandations:
Afin que le droit à déposer une plainte contre la police soit respecté et pour éviter des menaces à l’égard des plaignant∙e∙s, Amnesty International recommande de mettre sur pied une procédure permettant à des personnes qui se disent victimes de violations des droits humains par des agent∙e∙s de police de s’adresser à une instance indépendante qui enregistre sans délai toute plainte sans la moindre appréciation préalable.
SI VOUS AVEZ LE COEUR BIEN ACCROCHE, VOUS POUVEZ LIRE LE RAPPORT COMPLET SUR LA PAGE D'ACCUEIL D'AMNESTY:
http://www.amnesty.ch/fr
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René SCHMITT |
| Web:
http://www.amnesty.ch/fr
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La TSR (télé suisse) pour la police abusive ? |
2007-06-25 23:07 |
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Dans son édition de 19h. 30 du 25 juin 2007, la télé suisse prend une curieuse balance pour peser son objectivité:
Alors qu'elle consacre 1minute et cinquante secondes (moins 15 secondes à un flic indigné) au rapport d'Amnesty International sur le comportement abusif de la police en Suisse, elle consacre 2 minutes 34 secondes (+15 secondes précédemment citées) à la REFUTATION dudit rapport en tendant ses micros complaisants à des porte-parole de la police.
La télé suisse est un organisme de droit privé qui bénéficie d'une concession de droit public la part du gouvernement central de Berne. Le choix de son directeur général est soumis à l'approbation du gouvernement.
Ce n'est donc pas la Pravda mais parfois, ça lui ressemble.
Aucune des nombreuses victimes des agissements de la police suisse n'a pu s'exprimer sur les ondes hevétiques après la parution du rapport détaillé et accablant d'Amnesty International.
Les sujets futiles concernant la mafia du football, Roger Federer, Alinghi et la bonne santé des hôtels suisses foisonnent sur cette chaîne au point de faire penser que cette télé locale est une agence de relations publiques à peine déguisée. Des relations publiques pour qui, pour quoi ?
-Pour l'Ordre établi, pardi ...
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John Perreval |
| Web:
http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=500002&bcid=510148&format=450
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Rien de tels que des exemples ... |
2007-06-25 23:51 |
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Voici un des exemples cités par Amnesty :
" Cas 3 L. B. – Ville de Zurich L’après-midi du 13 octobre 2004, L. B. avait pris le tram n° 13 pour se rendre avec son fi ls de cinq ans de son domicile à la Limmatplatz. A l’arrêt du tram, il a été saisi par-derrière à l’épaule et soumis à un contrôle d’identité par des membres en uniforme de la police municipale. Il a présenté son permis d’établissement. Suite à cela, il a fait l’objet d’une fouille sur place. Puis les policiers lui ont passé les menottes et l’ont conduit avec son fi ls terrifi é au poste de police principal. Là, L. B. et son fi ls ont été enfermés dans un local. Après dix à quinze minutes environ, une policière a emmené le fi ls hors du local. Quant à L. B., il a dû se déshabiller complètement, ses vêtements ont été à nouveau fouillés et il a subi une inspection de son anus. Puis il a été procédé à une vérifi cation d’identité (avec empreintes digitales et photo). Une photo a été fi xée au mur. Pendant tout ce temps, L. B. n’a pu contacter personne. Environ une heure plus tard, il a été libéré avec son fi ls sans explication. L. B. a consulté un avocat qui, dans une lettre du 29 octobre 2004, a demandé au responsable de la police municipale « pour quels motifs de fait et sur quelle base juridique il a été procédé avec [son] mandant comme déjà décrit ». La réponse de la police municipale de Zurich du 7 décembre 2004 a été écrite après un entretien avec l’agent en cause. Elle explique le contrôle d’identité comme ayant un lien avec une action ciblée contre des trafi quants de drogue. Il s’agirait pour la plupart d’hommes de couleur, le plus souvent d’origine africaine, qui agiraient sur la Limmatplatz ou dans les environs. Il serait inévitable que la vérifi cation des données personnelles touche également des personnes innocentes, car il ne serait pas possible de distinguer sans autre les trafi quants des autres personnes. Le contrôle en cause aurait été un simple contrôle de routine et se serait déroulé sans incident particulier. C’est parce que l’usage de faux papiers est fréquent dans le milieu de la drogue que L. B. a été emmené au poste pour une vérifi cation d’identité. L’agent en cause aurait démenti de manière claire et crédible avoir procédé à une inspection de l’anus « d’autant plus que, comme on le sait, cela ne serait ni licite ni sensé ». Il n’y aurait pas non plus eu de véritable procédure de vérifi cation d’identité. L’identité de la personne aurait simplement été vérifi ée au moyen d’empreintes digitales électroniques et la photo faite aurait eu pour seul but d’éviter d’éventuels doubles contrôles pendant l’action. A la fi n de l’intervention, cette photo aurait été détruite. La réponse observe en outre que L. B. a été retenu pendant un laps de temps tout à fait acceptable et ne nécessitant pas qu’on lui donne la possibilité d’informer ses proches. En plus, selon les déclarations concordantes des policiers impliqués, L. B. se serait comporté de manière non coopérative et se serait exprimé « à plusieurs reprises de manière insultante et irrespectueuse à leur égard »101. Compte tenu du peu de chances de succès d’une procédure judiciaire à l’encontre de la police, le mandataire a conseillé à L. B. de se résigner à se contenter de cette réponse, bien qu’elle ne soit « pas satisfaisante ». |
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Anna Friedensberg |
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