[ Présentations / critiques de la L.R.U.: 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 • • • Un film indépendant sur la L.R.U. et les volontés de privatisation et de marchandisation • • • D'autres vidéos: 1 | 2 | 3 | 4 • • • Des photos du mouvement: 1 | 2 | 3 | 4 ]
Depuis début novembre, le mouvement contre la L.R.U. s'étend de plus en plus, une quarantaine d'universités sont mobilisées d'une manière ou d'une autre [ voir détails ici en-dessous ], des dizaines de lycées sont également en grève et bloqués, pour obtenir le retrait de la L.R.U. et/ou pour s'opposer à la disparition de plusieurs milliers de postes dans l'enseignement [ 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | ... ]. Un certain nombre de membres des personnels enseignant et techniques se déclarent opposés à la L.R.U. et solidaires des étudiant.e.s [ 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 ]. De plus, la coordination nationale et de nombreuses assemblées locales se positionnent aussi pour la défense des services publics en général et affirment leur solidarité avec les travailleurs en grève (dans les secteurs de l'énergie et des transports principalement), cette solidarité se traduit par des rencontres entre les secteurs en lutte lors des actions, des manifestations et d'assemblées inter-luttes ou inter-professionnelles [ 1 | 2 ]. Ce mouvement d'opposition à la politique de réformes libérales et de casse sociale du gouvernement Sarkozy est en train de subir une grosse répression. Les médias mainstream font tout pour délégitimer les opposant.e.s à la L.R.U., en les tournant en dérision, en se focalisant sur les oppositions bloqueurs - antibloqueurs et en ne traitant pas les problématiques de fond de la L.R.U. [ 1 | 2 | 3 ]. En ce qui concerne les grévistes des transports, les informations ne sont pas moins orientées [ 1* | 2 ], pointant particulièrement l'impopularité "sondagière" de cette grève "prenant en otage" la population [ 1 | 2 | 3 ]. Sur certains campus, le syndicat étudiant de droite UNI et des militants d'extrême-droite (se revendiquant ouvertement comme tels) ont violemment attaqué les étudiant.e.s grévistes [ 1 ]. Surtout, de plus en plus de présidents d'université répondent en fermant administrativement les universités (Aix, Tolbiac, Brest, Lyon, Nantes, Saint-Etienne) ou en demandant aux autorités politiques de faire intervenir les CRS sur les campus pour expulser les bloqueurs et les occupant.e.s (ça a été le cas à Rennes 2, Nantes, Grenoble, Nanterre, La Sorbonne, Lyon 2, Toulouse, Strasbourg, Montpellier 3...) [ 1 | 2 | 3 | 4 ]. Et les arrestations se multiplient... [ 1 | 2 | 3 | 4 ].
Les quelques jours/semaines qui viennent seront déterminants et permettront de voir le capacité des étudiant.e.s, des lycéen.ne.s et des travaileur.euses.s à faire face à cette répression et à s'organiser pour continuer à faire vivre leur mouvement [ 1 ].
• • • Compte-rendus des actions • • •
Mardi 20 novembre, des manifestations ont eu lieu un peu partout en France. Ces manifestations étaient constituées en majorité de travailleur.euses en grève, mais aussi de nombreux fonctionnaires, étudiant.e.s et lycéen.ne.s. Selon les estimations, ces manifestations ont rassemblé entre 400.000 et 700.000 personnes dans toute la France [ 1 | 2 ].
Il y avait plus ou moins 30.000 personnes à Nantes [ 1 ], 30.000 à Lyon [ 1 ], 15.000 à Montpellier [ 1 | photos ], 12.000 à Toulon [ 1 ], 12.000 à Nancy [ 1 ], 10.000 à Amiens [1 ], 2.000 à Auxerre [ 1 ], ...
A Grenoble, 15.000 personnes ont participé au défilé à la fin duquel une manif sauvage réunissant un millier de gens s'est dirigée vers la gare et s'est attaquée à quelques symboles marchands [ 1 | 2 | photos ].
Mercredi 21, jeudi 22 et vendredi 23, plusieurs actions regroupant surtout des étudiant.e.s et des lycéen.ne.s ont eu lieu. A Caen, une manif sauvage de 3.000 a bloqué l'autoroute et s'est baladée dans les rues le 22 [ photos ]. La gare d'Avignon a été bloquée le 23 [ 1 ]. A Grenoble, une manif réunissant entre 1.500 et 3.000 participant.e.s a eu lieu le 22 [ 1 | 2 ], illes étaient 5.000 à Paris [ 1 ]. Le 21 au matin à Rennes, un groupe mobile regroupant des étudiant.e.s, lycéen.ne.s, cheminots, profs et chômeur.euse.s a bloqué le dépôt de bus, la gare et a perturbé le trafic dans le centre-ville [ 1 ]. Une manif nocturne de 300 personne a eu lieu à Amiens [ vidéo ]. Des manifs lycéennes ont eu lieu au moins à Marseille [ 1 ], à Lille [ 1 ] et à Rouen [ 1 ].
• • • Détail des facs en grève (principalement assemblées, appels, occupations, expulsions... et certaines actions avant le 20 novembre) • • •
Un aperçu global et synthétique des facs en grève à la date du jeudi 22 novembre a été mis en ligne sur rebellyon.info [ 47 universités, sur 85, sont mobilisées: 1 ].
A Nantes, le 25 octobre une assemblée prenait position contre la L.R.U. [ 1 ]. Le mercredi 8 novembre, une nouvelle assemblée votait le blocage et l'occupation de la faculté [ 1 ], le soir même, les occupant.e.s étaient expulsé.e.s par les CRS sur demande de la présidence de l'université [ 1 ]. Le lendemain 1.500-2.000 personnes ont révoté le blocage et entre 200 et 400 étudiant.e.s ont réoccupé l'université sans être expulsés [ 1 | 2 ], illes ont quitté les bâtiments pour le week-end [ 1 ]. Mardi 13, une nouvelle assemblée de 2.000 personnes a largement reconduit le blocage [ 1 ], blocage qui a aussi été reconduit par les étudiant.e.s de la faculté de droit le mercredi 14 [ 1 ]. Le jeudi 15, l'assemblée des personnels de l'université a voté pour l'abrogation de la L.R.U. et s'est déclarée solidaire du mouvement des étudaint.e.s [ 1 ] et les CRS sont une nouvelle fois intervenus sur le campus pour expulser les bloquer.euses [ 1 ]. Dans la nuit du jeudi 15, le conseil d'administration a décidé de fermer administrativement l'université jusqu'au 20 novembre [ 1 | 2 ], vendredi matin, des étudiant.e.s ont bloqué un péage autoroutier [ 1 ] avant d'aller ré-occuper la fac [ 1 ], illes ont à nouveau été expulsé.e.s en début de soirée [ 1 ]. Parallèlement à ça, des actions coups de poing ont eu lieu en province [ 1 ].
A Rennes 2, les premières assemblées d'information ont eu lieu fin octobre, l'assemblée du 6 novembre a pris clairement position contre la L.R.U. et pour l'unification des luttes contre le gouvernement Sarkozy [ 1 ]. Le jeudi 8 novembre, une manifestation réunissait plus de 2.000 étudiant.e.s, 200 d'entre eux ont bloqué la gare de Rennes pendant quelques heures [ 1 ]. Lire l'appel du comité d'occupation de Rennes 2 [ 1 ]. Le mardi 13, une manifestation a tenté de re-bloquer la gare puis un axe routier important, mais la présence massive des CRS l'a empêché [ 1 ]. Parallèlement aux actions et aux assemblées, des groupes de réflexion sur divers sujets, notamment les médias [ 1 ], se mettent en place. Le jeudi 14 à 2h30 du matin, entre 200 et 300 gendarmes ont expulsé les occupant.e.s [ 1 | 2 ], une assemblée d'un millier de personnes a re-voté l'occupation en journée [ 1 ]. Une nouvelle assemblée a confirmé la grève et le blocage ce lundi 19 [ 1 ]. Rennes 1 a également voté la grève et le blocage le mardi 13 [ 1 ]. Voir un texte analysant la situation à Rennes 2, les moyens et les enjeux de la lutte contre la L.R.U. [ 1 ].
A Paris, l'université de Nanterre (Paris 10) est en grève et en partie bloquée [ 1 ]. Ce lundi 12, les CRS sont intervenus sur le campus contre des étudiant.e.s qui préparaient une assemblée [ 1 | 2 | 3 ], l'assemblée a finalement eu lieu et a reconduit le blocage [ 1 ]. Les CRS sont réintervenus mardi 13 pour expulser violement les étudiant.e.s qui bloquaient pacifiquement les bâtiments [ 1 | Vidéo ]. Les facultés de Tolbiac (Paris 1) sont en grève avec blocage depuis le 30 octobre, la présidence de l'université a décidé de fermer administrativement le site le 2 novembre que les étudiants ont rouvert le site pour pouvoir tenir des assemblées [ 1 ]. Les blocages continuent, le président de Tolbiac veut court-circuiter le mouvement en organisant un vote par internent [ 1 ]. Ce vote a débouché sur un rejet du blocage [ 1 ], des membres de la commuanuté universitaire de Tolbiac ont dénoncé les méthodes du vote, particulièrement l'opacité et la question unique et franchement orienté, et ont réaffirmé la légitimité des assemblées massives où les votes sont multiples, consécutifs à des débats et ce en toute transparence [ 1 ]. Le site de Clignancourt (Paris 4) est également en grève et bloqué [ 1 ], une assemblée a voté ce lundi 12 le débloquage des bâtiments [ 1 ]. Le site de Vincennes-Saint Denis (Paris 8) a voté lundi 12 le blocage et l'occupation [ 1 ] - voir leur appel [ 1 ], de même que Paris-Nord (Paris 13) [ 1 ]. La Sorbonne [ 1 ], Paris 7 [1 | 2 ] et Paris 3 ont également voté la grève avec occupation et blocage, les occupant.e.s de la Sorbonne ont été expulsé.e.s plusieurs fois par les CRS ces derniers jours [ 1]. Le site "Pierre et Marie Curie" (Paris 6) connaît aussi des perturbations.
A Aix, la direction a également fermé administrativement l'université pour empêcher l'assemblée prévue d'avoir lieu [ 1 ], des assemblées réunissant plus de 1.000 étudiant.e.s ont néanmoins eu lieu mardi 6 et mercredi 7, elles ont voté la grève et le blocage de la faculté [ 1 ]. Une manifestation et une nouvelle assemblée votant la grève et l'occupation de l'université ont eu lieu vendredi 9 [ 1 ], les occupant.e.s ont été expulsé.e.s en soirée par les CRS sur demande des autorités académiques qui ont décidé de fermer l'université jusqu'à nouvel ordre [ 1 ].
A Lyon 2, la grève et le blocage à partir de lundi 12 ont été voté [ 1 ], et ce jusqu'au lundi 19 [ 1 ], les occupant.e.s ont pris possession des lieux en expulsant les vigiles et neutralisant les caméras [ 1 ]. Jeudi soir, les occupant.e.s ont été expulsé.e.s par les forces du désordre et sont parti.e.s en manif sauvage dans les rues de Lyon [ 1 | photos ]. Vendredi matin, la présidence de l'université a fait vider par des vigiles les locaux occupés, des dégradations ont eu lieu lors de ce "nettoyage", dégradations que l'université tente de mettre sur le compte des étudiant.e.s pourtant absent.e.s à ce moment [ 1 ]. Lundi 19, une assemblée de 1.500 étudiant.e.s de Lyon 2 a reconduit le blocage de la faculté jusqu'au lundi suivant [ 1 ]. Une page internet permet de suivre la situation "en temps réel" [ 12-13/11 | 14-15/11 ]. Jeudi 22, une assemblée a voté entre autres le blocage de la fac pour une semaine, des motions "anti-UNEF" et le principe de deux manifestations hebdomadaires [ 1 ].
A Lille, les étudiant.e.s de l'université Lille 1 ont confirmé par deux fois (les 9 et 12 novembre) la grève et le blocage [ 1 | 2 ], le conseil d'administration de l'université a également appelé au retrait de la L.R.U. [ 1 ]. L'université Lille 3 est également bloquée depuis le 6 novembre [ 1 ], blocage qui a été reconduit a une large majorité lors du scrutin organisé le 12 novembre par les autorités académiques [ 1 ]. L'université Lille 2 s'est également prononcée pour la grève et le blocage lors du vote organisé lundi 19 par les autorités académiques [ 1 ].
A Grenoble, la grève et des blocages filtrants ont été voté le 8 novembre [ 1 ], une nouvelle assemblée d'un gros millier de personnes a voté le blocage et l'occupation le mardi 13 [ 1 ], les occupant.e.s ont été expulsé en soirée par la police [ 1 | 2 ]. Mercredi 14, une petite manifestation regroupant des étudiant.e.s et des salariés grévistes d'EDF et du secteur de l'énergie a eu lieu [ 1 ]. Jeudi 15 au soir, les occupant.e.s sont ré-expulsé par les CRS [ 1 ]. Néanmoins, l'université reste très mobilisée, des manifestations très nombreuses et assez "libres" ont eu lieu mardi 20 et jeudi 22, une assemblée avec au moins 2.000 participant.e.s a revoté la grève et le blocage pour la semaine suivante, et la fac a été occupée sans expulsion jeudi 22 [ 1 ].
A Caen, l'université est en grève et bloquée. Une manifestation regroupant un millier de participant.e.s a eu lieu mardi 13, les étudiant.e.s ont brièvement bloqué la gare et ont profité du parcours pour montrer leur solidarité avec les mouvements des SDF, des sans-papiers et des salariés grévistes [ 1 ]. Mardi 20, une grosse manifestation réunissant plus ou moins 15.000 participant.e.s a eu lieu [ 1 ].
A Toulouse, l'université le Mirail (Toulouse 2) est en grève et occupée [ photos ], des occupant.e.s ont diffusé un appel [ 1 ], une nouvelle assemblée aura lieu mardi 13 [ 1 ]. L'université Paul-Sabatier (Toulouse 3) est également en grève et bloquée [ 1 ],
A Rouen, la grève et l'occupation ont été votée depuis le 25 octobre [ 1 ], les étudiant.e.s ont bloqué la gare mardi 13 [ 1 ].
Les universités de Limoges [ 1 ], Montpellier 2, Montpellier 3 [ 1 | 2 | 3 ], Brest [ 1 ], Tours [ 1 | 2 | 3 ], Le Havre [ 1 | 2 ], La Rochelle [ 1 ], Angers [ 1 | 2 | 3 ], Dijon [ 1 | 2 ], Nancy 2 [ 1 | 2 ], La Roche sur Yon [ 1 ], Strasbourg [ 1 ], Metz [ 1 | 2 | 3 | 4 ], Bordeaux 1 [ 1 ], Bordeaux 2, Bordeaux 3 [ 1 ], Bordeaux 4, Saint-Etienne [ 1 | 2 | 3 ], Pau [ 1 ], Arras [ 1 ], Poitiers [ 1 | 2 ], Tourcoing [ 1 ], Avignon [ 1 | 2 ], Clermont Ferrand 2 [ 1 | 2 ], Le Mans [ 1 ], Amiens [ 1 ], Perpignan, Montpellier 2, Besançon, Marseille, Valenciennes, Orléans, Limoges sont aussi partiellement ou totalement en grève et font l'objet de blocages filtrants ou complets.
D'autres pages de suivi global du mouvement anti-L.R.U. sont régulièrement actualisées sur les sites Rebellyon et CNT.
Plus d'informations sur les sites locaux:
[ Lille | Nantes | Paris | Auvergne | Grenoble | Toulouse | Marseille | Lyon | Rennes | Saint-Etienne ]
Voir aussi:
[ Un wiki sur le mouvement | Une carte des universités mobilisées ]