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contre l'initiative UDC |
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Antifascisme - Migration / Antira / NoBorder -
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21-04-2008 15:14
Auteur : www.solidarites.ch
:: : http://www.solidarites.ch/vaud/
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Un véritable programme raciste La lutte contre l’altération de l’identité nationale due aux «ressortissants des pays qui n’ont pas les idées européennes (au sens large)»1, la question de savoir «si une législation contre le racisme n’entamait pas de manière excessive le droit des suisses à la préservation de leur propre identité, respectivement à la délimitation par rapport aux étrangers»2 ne parlent pas à l’opinion publique mais charpentent la politique suisse des étrangers. L’UDC habille ce squelette. Ses clichés dessinent l’étranger violeur ou dealer comme on caricaturait hier le juif sans foi ni loi, rompu à tous les trafics. Elle joue tour à tour le boutefeu, et le porte-parole d’une tradition respectable et ces deux visages font sa force. Vingt ans de matraquage contre les «abus dans le domaine de l’asile» ou la «délinquance étrangère» ont laissé de profondes traces.
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NON! Pas de naturalisations à la tête du client ! Initiative populaire fédérale «pour des naturalisations démocratiques» La Constitution fédérale du 18 avril 1999 est modifiée comme suit : Art. 38, al. 4 Cst. (nouveau)
4 Le corps électoral de chaque commune arrête dans le règlement communal l'organe qui accorde le droit de cité communal. Les décisions de cet organe sur l'octroi du droit de cité communal sont définitives.
Un slogan épatant pour un projet absurde? L’UDC Yves Nidegger, conseiller national et député au Grand conseil genevois, défendait dimanche 6 avril à Mise au Point l’initiative «Pour des naturalisations démocratiques».
Défendait? Mollement. Juriste, il sait bien que la discrimination est interdite. Le Tribunal fédéral a cassé le modèle d’Emmen que propose son parti. Il sait aussi que ce modèle est inapplicable. Genève naturalise 100 citoyen-ne-s par mois, et la procédure en cours ne pourrait pas changer, même si l’initiative passait!
Il se réjouit pourtant, la mine gourmande, du bon slogan: Comment en effet dire non à une proclamation démocratique? Naturaliser à la tête du client? Mais la démocratie ne fonctionne pas à la tête du-de la client-e. Son existence suppose des droits élémentaires parmi lesquels l’égalité de traitement et le droit de chacun-e de recourir contre toute décision d’une autorité. Se rappelle-t-on que l’UDC combat aussi le droit de recours en matière d’assurance-invalidité ou de défense de l’environnement?
La Constitution suisse et les conventions internationales que la Suisse a ratifiées prévoient ces droits que l’initiative de l’UDC veut mettre en question.
La nationalité suisse ne dépend pas du pays d’origine. Elle est conférée sur la base du dossier de candidature qu’une personne a remis, et un droit de recours protège cette dernière contre le risque d’une décision arbitraire.
En présentant son projet comme démocratique, l’UDC dupe ses électeurs-trices. La démocratie ne se réduit pas au nombre. Des masses fanatisées peuvent constituer une majorité, elles n’en sont pas démocratiques pour autant. La démocratie suppose le respect de principes. Elle suppose la formation de majorités pour défendre des intérêts collectifs et condamne l’appel à exclure. Voterons-nous demain pour savoir qui a droit au travail, au logement, à la médecine ou à l’école? Naturalisations «démocratiques»: texte insignifiant, contenu inquiétant Début 2007, Doudou Diène, le Rapporteur spécial de l’ONU sur les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l’intolérance qui y est associée, soumettait le rapport de sa visite en Suisse en janvier 2006.
Elle avait pour objectif d’évaluer la situation du racisme, de la discrimination raciale et de la xénophobie en Suisse et les politiques et mesures adoptées pour y remédier.
Pour préciser l’importance de l’enjeu, Doudou Diène a souvent cité l’affiche de l’UDC qui montrait des mains de couleur essayant d’attraper des passeports suisses dans un panier, pour appeler à refuser la naturalisation facilitée des jeunes étrangers-ères de la seconde génération et l’acquisition de la citoyenneté des étrangers-ères de la troisième génération.
En août 2003, l'UDC avait entamé la campagne qui devait porter Christoph Blocher au Conseil fédéral par un publi-reportage contre la délinquance ethnique. A la veille des élections nationales 2007, elle fêtait le 1er août en lançant l’initiative «Pour plus de sécurité», qu’illustrait son poster raciste largement condamné: les Suisses, trois moutons blancs, s’unissaient pour expulser le Noir.
Son initiative «pour des naturalisations démocratiques» sera votée le 1er juin 2008. Le 31 mars, le Matin dimanche dévoilait son affiche de campagne, à nouveau les mains de couleur s’emparant des passeports qu’offrent les autorités. Un véritable programme raciste La lutte contre l’altération de l’identité nationale due aux «ressortissants des pays qui n’ont pas les idées européennes (au sens large)»1, la question de savoir «si une législation contre le racisme n’entamait pas de manière excessive le droit des suisses à la préservation de leur propre identité, respectivement à la délimitation par rapport aux étrangers»2 ne parlent pas à l’opinion publique mais charpentent la politique suisse des étrangers. L’UDC habille ce squelette. Ses clichés dessinent l’étranger violeur ou dealer comme on caricaturait hier le juif sans foi ni loi, rompu à tous les trafics. Elle joue tour à tour le boutefeu, et le porte-parole d’une tradition respectable et ces deux visages font sa force. Vingt ans de matraquage contre les «abus dans le domaine de l’asile» ou la «délinquance étrangère» ont laissé de profondes traces. Des images ont été collées sur les peurs et ces peurs ont été attisées. Rumeurs et fantasmes ont ressuscité le nationalisme raciste, le vieux démon «völkisch». «Nos» lois, «nos» institutions doivent être une digue contre les étrangers sauvages et rapaces, sans elles «nous» serions submergés.
L’UDC veut pouvoir retirer leur nationalité à des personnes naturalisées qui auraient commis un délit. Elle appelle à expulser les délinquants étrangers. Elle présente l’islam comme une culture menaçante et soutient l’initiative qui veut interdire la construction de minarets. L’UDC multiplie les projets qui associent la délinquance à la qualité d’étranger et transforment la naturalisation en forteresse qui garderait la frontière. La norme pénale reste menacée même si les Démocrates suisses semblent aujourd’hui les seuls à la combattre. Karl Grünberg ACOR SOS Racisme ________________________________________ 1 Rapport du Conseil fédéral du 15 mai 1991 sur la politique à l’égard des étrangers et des réfugiés 2 L’interdiction pénale de discrimination raciale selon l’article 261bis CP et l’article 171c CPM Document de travail de l’OFJ pour le hearing concernant la norme pénale sur le racisme, Berne, Mai 2007
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Quelle contraposition à l'UDC ? |
2008-04-27 22:24 |
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Salut,
article intéressant, mais ce n'est pas comme ça que tu atteindras la conscience du suisse moyen...
A bon entendeur
J. |
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sceptique
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Vive la pluie |
2008-04-28 18:02 |
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Les affiches mouillées ça se décolle super bien, alors profitez de ces quelques jours de pluie pour une première session d'arrachage de ces immondices qui hantent nos villes !!!
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blackseeep
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