Syrie-Washington : Gaz et mensonges à tous les étages
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  14-04-2017 22:50
Auteur : Jacques-Marie BOURGET
 
 
  Les bombardements américains ont triplé L'histoire de la guerre est celle du mensonge. Dernière proposition américaine, dans une série qui remonte -pour le moins - au XIXe siècle : vitrifions la Syrie.  
     
  Difficile de survivre quand, sans jugement ni recours, le monde du bien vous classe dans le camp des salauds. De ceux qui rient dans les cimetières d’enfants en venant chicaner la réalité d’un bombardement au gaz sarin opéré par l’armée syrienne. Il faut nous apprendre à vivre avec ce tatouage intime, celui de l’infamie. La nôtre. Ce qui doit nous réconforter c’est d’être en compagnie de co-inculpés qui sont à la fois des hommes d’expérience et estimables. Je veux dire qu’ils ont passé leur vie à tenter de sauver le monde, tout au moins un peu. L’autre soutien vient de la nature de ceux qui nous désignent comme compagnons de route des bourreaux. Etre accusé d’inhumanité par un champion de la chose, Donald Trump, est comme une médaille de la Résistance. A la liste de ceux qui nous mettent à l’index, je pourrais ajouter les dirigeants de l’Europe, mais c’est inutile, par contrat ils sont tenus d’obéir à Washington. Quant à l’opprobre de Madame Arthaud et de Monsieur Poutou, soutiens des bombes de Trump ? Elle nous importe aussi peu qu’un coup de piolet jadis donné dans un crâne barbichettu au Mexique, et seul Mélenchon garde ses nerfs. Maintenant installés dans le ghetto des méchants, et pourquoi pas des monstres, promis à la Cour Pénale Internationale des mauvais penseurs, il est temps de réfléchir à la lecture de notre acte d’accusation.

Deux souvenirs forts me viennent aux yeux et en mémoire. Le 13 février 1991 je suis à Bagdad pour couvrir la Guerre du Golfe. Un ami me réveille à l’aube « les Américains ont bombardé un abri dans le quartier d’Al Amiria ». Je saute dans mes chaussures pour arriver devant un édifice lourd, en béton, à demi enterré. Les parois sont brûlantes comme une forge. Je ne peux m’engager dans un escalier que pendant quelques mètres avant de faire demi-tour, suffocant. Je passe ici deux jours et deux nuits. Le temps que les pompiers arrachent à ce four des corps charbonneux. Il y en a au moins quatre cents. Des femmes, des enfants et des vieillards venus ici pour se protéger de la guerre.

En écoutant la BBC, RFI les radios du Monde libre que je peux capter, j’apprends que ce « shelter » a été bombardé parce que Saddam Hussein se trouvait à l’intérieur... Ah bon... Saddam est mort ? Bien sûr que c’est une farce, une mauvaise excuse pour des guerriers décidés à tester, en vrai, l’efficacité de leur avion furtif et des ces nouveaux missiles perforants. Qu’est-ce que 400 morts tant qu’ils ne font pas couler les larmes des peuples de la Communauté Internationale. Madeleine Albright nous a donné la hauteur de la toise en indiquant que les enfants morts en Irak ça valait bien le prix de la démocratie. (*) Aujourd’hui, tapez Al Amaria sur Google... rien n’apparait. Pas de crime, pas d’abri, pas d’enfants assassinés.

Quelques années plus tard, au Kosovo, lisant du doigt les titres du Monde qui nous annonçait « des dizaines de milliers de morts »... j’ai cherché. Et pas trouvé. Les morts étaient aux abonnés absents. Ce qui est sans doute normal. Ces deux exemples sont ceux de deux mensonges. Des paroles des rumeurs puisqu’elles sont émises pour justifier l’attaque, la guerre qui est rarement « juste ». Riche de cette expérience, et de quelques autres, donc chat échaudé, je crains les communiqués officiels, ceux qui prétendent nous donner les bonnes raisons de la mort, les justes raisons des missiles et des bombes.

Je ne sais plus ce que l’on enseigne à l’école ? Jadis on enseignait la turpitude de la « dépêche d’Ems », imbroglio diplomatique qui a servi de prétexte pour engager la guerre. Un télégramme envoyé le 14 juillet 1870 par le chancelier Otto von Bismarck à ses ambassades et qui tronquait les propos échangés par son roi et l’ambassadeur de France.

En février 1898, nous sommes dans la baie de la Havane. Dépêché sur place pour protéger les intérêts américains, le navire de guerre « USS Maine » explose et coule.

Poussée par les articles d’une presse incendiaire où tonnent les capitalistes puissants William Randolph Hearst et Joseph Pulitzer, il s’agit d’accuser l’Espagne de ce qui est en fait un accident ou un naufrage volontaire.
Et la guerre se met en marche le 25 avril 1898.
Plus d’un demi-siècle plus tard, même méthode, les 2 et 4 août 1964 la Maison Blanche nous annonce en urgence que « des accrochages maritimes ont eu lieu dans le golfe du Tonkin ». Des torpilleurs nord-vietnamiens « ont attaqué » deux destroyers américains. Comme la vérité marche à la vitesse d’escargot, ce n’est qu’en 2005 que les Américains, via la NSA, vont avouer le mensonge de Lyndon Johnson : les bateaux de Hanoï n’ont jamais ouvert le feu sur ceux de Washington. Nous sommes pourtant en route pour dix années de carnage.

En août 1995, il fait chaud à Sarajevo et brûlant quand un obus tombe sur le marché de Markale. Dans la minute les Serbes sont désignés comme auteurs du carnage. L’ONU qui prend le temps d’enquêter désigne clairement que le tir provient de la zone contrôlée par les Bosniaques. Qu’il s’agit donc d’une provocation au cours de laquelle des provocateurs tirent sur leur propre peuple. Peu importe. La cohorte de la Communauté Internationale pilotée par l’OTAN fait basculer la guerre du côté qui lui convient : les Serbes, qui vont plus tard donner quelques bonnes raisons à leurs adversaires- devront rendre gorge.

Dernier tableau de notre exposition « Docteur Folamour », le 5 février 2003 devant le Conseil de Sécurité de l’ONU, Colin Powell, Secrétaire d’Etat, agite un tube qui contient un élément chimique des armes de destructions massives de Saddam Hussein. Vous connaissez la suite, le million de morts, un pays brisé, puis Daesch, et une région brisée. Peut- être bientôt un monde puisque ce que nous montre chaque soir Pujadas n’est pas « Une guerre contre le terrorisme », mais bien plus la première marche militaire d’une guerre mondialisée.

Le mercredi 5 avril, à l’endroit même où Powell a naguère agité son tube, Nikki Haley, l’ambassadrice américaine à l’ONU, brandi des photos d’enfants « morts en Syrie lors d’une attaque chimique » à Khan Cheikhoun. Elle a peut-être raison mais, comme on le dit dans les commissariats, elle a de bien mauvais antécédents judiciaires.

En dehors d’affirmer l’évidence, pourquoi Bachar Al Assad qui remontait la pente diplomatique et militaire, ce serait lancé dans une entreprise aussi folle ? A ce jour je n’ai ni trouvé ni lu une réponse convaincante.

Le doute demeure et la vérité, comme dans l’affaire du golfe du Tonkin, ne doit pas attendre 30 ans avant d’être validée ou invalidée. Nous, les sceptiques qui méritons la fosse, sommes dans un doute de bonne compagnie. Ainsi Willy Wimmer, ancien vice-président de l’Assemblée parlementaire de l’OSCE et ex-secrétaire d’État auprès du ministère allemand de la Défense n’est pas convaincu par le jugement et les bombes de Trump. « Les pays tels que les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France, qui ont commencé la guerre en Syrie il y a six ans, ne reculeront devant rien. Même la Charte des Nations Unies ne suffira pas à les arrêter. Ils mènent la guerre d’une manière connue. Dans des conflits qu’ils ont eux-mêmes créés. Nous le savons au moins depuis la guerre en Yougoslavie. Depuis 1990, il y a eu tant de mensonges. C’est un modèle que nous voyons dans la politique étrangère des États-Unis...Alors, ou nous arrêtons cela, ou nous nous attendons à des ennuis ! »

Michel Raimbaud, ancien ambassadeur de France en Syrie enfonce le même clou dans « Afrique Asie » : « Le moment unipolaire américain de 1991à 2011, a permis à « l’Empire le plus puissant ayant jamais existé à la surface de la Terre » de détruire les bases de la légalité internationale en établissant le nouvel ordre mondial voulu par les faucons de Washington. Ce qui se traduira en un temps record par l’abandon des principes fondamentaux de la Charte des Nations Unies : souveraineté, non-ingérence, droit des peuples à l’autodétermination, droit de tout Etat à choisir librement son régime politique hors de toute ingérence étrangère, obligation de négocier en cas de conflit avant de recourir à l’usage ou à la menace d’usage de la force. La « communauté internationale » atlantique trouvera sa lampe d’Aladin dans un concept miraculeux, la Responsabilité de Protéger, version relookée du droit d’ingérence à connotation trop colonialiste. Les Nations-Unies seront instrumentalisées, voire ignorées lorsque le moteur unipolaire connaîtra ses premiers ratés : on fera grand cas des délibérations du Conseil de Sécurité lorsqu’il dit « oui-oui-oui », mais on passera outre lorsqu’il dit non. »

Donner de la rationalité au coup de folie de Trump est bien difficile, sauf peut-être pour les exégètes de l’administration américaine qui remarquent qu’un certain KT Mc Farland est aujourd’hui vice-conseiller à la Sécurité nationale à Washington. Dans la passé, aux côtés du criminel de guerre Kissinger il a été l’un des champions de la politique « de l’homme fou ». Entendez qu’il faut faire les choses les moins prévisibles pour surprendre l’adversaire...

Outre la tentation de faire le fou, Trump a d’autres raisons qui le poussent à oublier sa promesse de bonne entente avec la Russie. Wall Sreet a fait remarquer à la maison Blanche que l’annonce d’une politique apaisée avec Moscou a fait, en quelques heures, lourdement chuter la bourse. Pour continuer de produire, de vendre, d’exploiter, de tuer, le lobby militaro-industriel américain a besoin d’un ennemi qui hante les citoyens et Hollywood, il faut donc raviver la légende : Poutine et Staline même combat.

Une seconde affaire d’argent, énorme, vient tout juste de tomber sur le bureau ovale. Lors de sa visite le 14 mars à Washington le vice-prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed ben Salmane Al Saoud, qui est également ministre de la Défense du royaume, a promis 600 milliards d’investissement aux USA afin d’améliorer les infrastructures. Voilà un thème de campagne de Trump financé, avec en prime l’odieux mur à la frontière mexicaine. En guise d’intérêts ce prince de la dictature saoudienne a demandé que Washington révise sa politique en Syrie. Que disparaisse Bachar et que la République devienne islamique.

Pour ce qui est du corps du délit, le sarin et les Tomawaks, l’investigation est mince. Sur 59 missiles tirés depuis la mer, 36 ont disparu en vol. Les Russes vantent en douce la qualité de leur dispositif de protection S 300... En outre le Tomawak, sauf à être tiré de très près, est plus chargé en carburant qu’en explosif. Ses effets – je les ai constatés en Irak ou à Belgrade- ne sont pas rédhibitoires. Ainsi l’aéroport militaire syrien de Shayran, qui était la cible, est-il intact. Dans son geste « d’homme fou », Trump semble avoir fait pas mal d’esbroufe. Comme la France vengeresse de 1983, après l’explosion du Drakkar, quand elle a bombardé le désert de la Bekaa pour y tuer un berger et son âne. En ce qui concerne « la raison réelle » pour laquelle les États-Unis ont attaqué la Syrie, et que nous cherchons, l’ancien député américain Ron Paul, affirme qu’il s’agissait plutôt d’une action du “Deep State” contre le président Donald Trump et non pas une décision du Président lui-même. Explication du politicien pour qui l’administration a trompé Trump : "Ce qui s’est passé il y a quatre ans en 2013, vous savez, tout cela sur le passage de la ligne rouge ? Depuis, les néocons crient et hurlent, et une partie de l’administration a crié et hurlé à propos d’Assad et des gaz toxiques (comme Saddam et ses ADM). Il n’a jamais été prouvé en fait qu’Assad en ait utilisé, et la fonctionnaire de l’ONU, Carla Del Ponte, a déclaré que l’attaque chimique de 2013 a probablement été faite par les rebelles. Il n’y a aucun sens, pour Assad, d’utilisation soudaine de gaz toxique. Je pense qu’il n’y a aucune chance qu’il ait fait cela délibérément. "

Mais que peut-on tirer comme observations provenant du champ de bataille lui-même ? Quelques détails. Des experts neutres, en particulier une ONG suédoise qui détient une expertise en matière de soins à apporter aux gazés met en doute la pratique des secouristes et autres « Casques blancs ». On ne manipule pas à mains nues des corps ou des blessés touchés par le sarin. Les piqûres administrées aux enfants sont inadéquates.

La seconde observation extérieure nous vient de la personnalité du médecin, de celui qui a été le « lanceur d’alerte » lors de cet évènement, et de celle aussi de son acolyte médiatique. Ici je donne la parole à « Zero Hedge », un organe d’information respecté qui siège à New York, comme on va le voir, le site reprend quelques une des informations données plus haut :

"Les observateurs ont également noté que le 1er avril 2017, un médecin sur le terrain à Khan Sheikhoun, le Dr Shajul Islam, avait reçu plusieurs expéditions de masques à gaz dans les jours précédant l’incident chimique.

Daily Mail a rapporté que le Dr Shajul Islam était à un point recherché par le gouvernement britannique dans le cadre de l’enlèvement de deux journalistes en Syrie, et les services de sécurité ont déclaré qu’Islam et son frère avaient peut-être des liens avec le bourreau de l’ISIS « Jihadi John ».

En outre, les séquences montraient que les casques blancs portant « secours aux victimes » d’une manière qui n’était pas conforme au protocole établi sur la façon de traiter les corps saturés de sarin. Les images semblent montrer que les opérateurs du casque blanc syriens manipulent des victimes de sarin présumées avec leurs mains nues, plutôt qu’avec des gants, ce qui est nécessaire pour empêcher le sauveteur d’être blessé par le produit chimique lui-même. Ils semblent également utiliser des masques anti-poussières simples, qui ne sont pas une protection appropriée en cas d’attaque de sarin. "

Pour faire connaitre « la situation sur le terrain », celle les Casques blancs et d’hommes comme le docteur Shajul Islam ont besoin d’utiliser les médias. Pas de problème. Chassé d’Alep, le bon docteur a sous la main un magicien. Bilal Abdul Kareem (1) pratique la vidéo, la photo et l’écrit. Un rêve pour une rédaction. Cet acteur raté, avant d’être imam à Brooklyn, a quitté les États-Unis après avoir approuvé un attentat islamiste dans un fort des Marines aux États-Unis.

Après avoir connu le monde au Soudan, au Rwanda, en Égypte, il est devenu caméraman pour une chaine de télévision religieuse saoudienne. Puis à a sauté en Syrie, dans le djihad. A Alep, sa mise en scène des fameux Casques blancs, qui viennent d’être récompensés à Hollywood, a fait merveille. CNN l’a même engagé comme pigiste et il a obtenu, en France à Bayeux, un Prix réservé aux correspondants de guerre ! Quand il ne filme pas, Kareem, sur Facebook, donne des conseils aux jeunes de la planète afin qu’ils respectent au mieux la charia. Est-ce faire injure à ce distingué confrère que d’estimer qu’il ferait une recrue de grande qualité pour la CIA...

Reste aujourd’hui, pour les cerveaux qui ne vont pas plus vite que la musique, pour les experts militaires, et ceux en gaz de combat, à livrer un verdict. Si celui-ci est encore possible. S’il tombe, Trump aura déjà vitrifié Damas, fait sombrer la Corée du Nord dans la mer. Dommage que François Hollande ne soit plus à l’Élysée pour applaudir à toutes ces merveilles.

 https://www.legrandsoir.info/syrie-washington-gaz-et-mensonges-a-tous-les-etages.html
 
     
 
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Les bombardements américains ont triplé
 
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    fuck natios et identitaires de "gauche" 2017-04-16 14:13    
  le grand soir est un média complotiste rouge / brun  
  fuk u  
    les sionistes et les fachos n'aiment pas le Grand Soir 2017-04-20 09:54    
  L’école, la post-vérité et les « théories du complot ».

Nouveau concept développé par Katharine Viner, éditorialiste au Guardian, la post-vérité serait un fléau apporté principalement par les réseaux sociaux : il n’a jamais été aussi facile de publier des informations mensongères qui sont immédiatement reprises et passent pour des vérités. Mais en plus, avoir la vérité de son côté ne suffirait plus à persuader, parce que le public se laisse guider par l’émotion. Les jeunes ne s’y retrouveraient plus et ne sauraient plus quoi penser. Dans l’enseignement, les formations sur les théories du complot et l’éducation aux médias débarquent en force.

Les médias

L’idée de post-vérité est une diversion qui évacue la nature propagandiste des médias et le fait que la politique est devenue un spectacle à rebondissements du niveau des émissions de télé-réalité. Les débats auxquels nous assistons aujourd’hui, aussi bien à l’occasion des élections américaines que françaises, tournent davantage autour du thème : « un tel a menti, nous cache-t-on quelque chose ? » que sur les programmes économiques et sociaux. Les médias classiques préfèrent attribuer la crise qu’ils traversent et leur perte de crédibilité aux « complotistes » plutôt que de s’interroger sur leurs propres dysfonctionnements. Délaissés au profit d’internet et mis en péril, ils n’acceptent pas de tirer les leçons de leurs erreurs : armes de destruction massives en Irak, destruction de la Libye, énorme couverture médiatique de certains conflits et silence sur d’autres, faiblesse des analyses géopolitiques et économiques au profit de l’émotionnel, mépris affiché et/ou suffisance de certains journalistes....

La concentration, depuis plus de 30 ans, d’un nombre croissant de médias entre les mains d’une poignée trusts, anéantit les presses d’opinion où on pouvait trouver des points de vue différents et assumés, formant ainsi un réel contre-pouvoir. Les médias sous contrôle des puissants sont devenus un outil de renforcement de la pensée dominante. N’y sont valorisés que les intervenants qui ne manifestent pas le souhait de sortir de l’ordre établi. C’est d’ailleurs le propre du point de vue dominant que de se nier comme point de vue particulier ou comme idéologie. L’ ordre actuel est présenté comme naturel, une fatalité inévitable avec laquelle on serait obligé de composer, notre système d’organisation matérielle et démocratique serait donc perfectible mais impossible à changer.

D’après les experts en post-vérité, le journaliste qui travaille pour le grand public pratiquerait scrupuleusement la règle de la vérification des faits et serait soumis à des règles de déontologie. Internet, les médias alternatifs et gratuits, auraient déprécié le travail du journaliste. Le traitement des flux d’informations compliquerait la tâche du journaliste dans son travail de tri et de vérification (1). C’est évidemment une méconnaissance du fonctionnement des rédactions où les communiqués des agences de presse (peu nombreuses) sont repris unanimement, de sorte que les nouvelles sont diffusées quasi au même moment et de la même manière dans la plupart des journaux, télévisés ou écrits. Les journalistes ne prennent pas leurs infos sur internet. Par contre, le sensationnel est recherché afin de « vendre » et ce ne sont pas les réseaux sociaux qui en ont l’exclusivité. Il faut ajouter à cela que la situation précaire des journalistes en matière d’emploi les pousse plus vers une docilité consentie que vers un travail de recherche.

Plusieurs stratégies visent à discréditer les informations alternatives :

- ne jamais les citer, refuser le débat, leur attribuer des intentions machiavéliques
- créer des amalgames (les "complotistes" sont tous des fascistes, ils parlent toujours des mêmes sujets, ils sont tous anti-américains...)
- décréter certaines sources d’information d’office comme mauvaises. Le DECODEX du Monde, par exemple, en dresserait une liste. Ce qui implique d’ailleurs un grand mépris pour le jugement du public : "Nous sommes ceux qui savent, sans nous, vous risquez de tomber dans le panneau".

La théorie du complot est une parade toujours utile qui remet au goût du jour le vieux dicton « qui veut noyer son chien l’accuse de rage ». Le procédé n’est pas neuf, l’expression remonte au XIII siècle, .

L’enseignement.

Les questionnements des élèves, suite aux attentats de Paris et de Bruxelles ont provoqué un certain malaise. L’utilisation des réseaux sociaux et les nouvelles pratiques des jeunes en matière de communication et de recherche de documentation bousculent les habitudes des enseignants. Ils se disent souvent démunis. Les formations aux théories du complot et l’éducation aux médias sont devenues nécessité.

L’enseignement francophone belge et le Conseil Supérieur d’Education aux Médias ont produit une très large documentation sur ces sujets. Si une partie de cette production est utile et bien construite, certaines analyses font défaut. L’éducation aux médias consiste surtout, pour le CSEM(2), à étudier les systèmes de représentation utilisés, les intentions de leurs concepteurs et les stéréotypes culturels qu’ils renforcent. L’ utilisation des médias nécessiterait plus que jamais, un apprentissage spécifique visant à rendre chacun capable de les comprendre, de les utiliser, de s’en défendre et/ou d’en profiter. Il s’agirait de reconnaître les effets poursuivis par le producteur du média : informer, convaincre, combattre, sensibiliser, amuser, vendre, obtenir de l’aide, séduire, ... L’ étude du fonctionnement des médias se fait, pour l’essentiel, d’un point de vue formel.

D’autre part, l’enseignement propose un « travail de mémoire » devant favoriser la vie citoyenne. Mémoire et commémoration n’ont jamais donné beaucoup de sens à l’histoire et sont surtout accompagnées d’ oublis systématiques : histoire de la pensée économique et sociale, histoire des dominations et des luttes des peuples, histoire du colonialisme.... Les cours d’histoire sont de moins en moins riches de savoirs.

Une autre solution serait de s’en tenir strictement aux faits. Aligner les faits leur donne-t-il du sens ? Exemple : si on examine qu’un grand nombre de réfugiés se sont noyés en Méditerranée, même en y ajoutant une dose d’indignation, cela ne signifie pas grand chose de plus qu’un accident de navigation. Il faut y ajouter d’autres analyses pour que cela prenne du sens : les causes de la misère et de la guerre, le refus de délivrer des visas, l’obligation qu’ont les gens qui fuient de s’en remettre aux passeurs plutôt que de monter dans un avion comme le ferait n’importe quel voyageur européen.... C’est la mise en contexte des faits et la façon que nous avons de les relier entre eux qui permettent de comprendre l’actualité. On invoque aussi souvent la trop grande complexité des faits pour éviter d’aborder un sujet en classe. Ne doit-on étudier que des matières simples ? N’est-il pas souhaitable, au contraire, d’élever le niveau des débats ?

Les enseignants sont tenus à la neutralité. Cette attitude implique d’office une certaine soumission à la pensée dominante et n’est donc pas si neutre. Elle restreint le champ possible du débat. La neutralité est un statut qui met l’enseignant en dehors de l’obligation d’exercer son jugement, au contraire de l’objectivité qui force l’exercice du jugement, en excluant les intérêts et les parti-pris.

Complotisme.

« L’éducation aux médias ne vise pas à apporter des jugements de goût à propos de la qualité des médias, ni à participer à leur régulation. Diaboliser les médias ou certains types de médias n’apporterait aucune solution et contribuerait à susciter davantage la curiosité des enfants et des jeunes pour toute forme d’interdit »(3).

Dans l’enseignement aussi, la tentation "décodex" est présente. Mais comme on a bien compris que dresser une liste de sources suspectes provoque l’effet contraire sur les élèves, c’est plutôt vers les professeurs que se tournent les experts. Les formations proposées aux enseignants portent sur la radicalisation, l’éducation aux médias, le complotisme... Cependant, les formations aux "théories du complot" poursuivent deux objectifs contradictoires : rendre les élèves critiques par rapport aux médias qu’ils utilisent mais en espérant qu’ils restent dociles. On ne souhaite pas en faire des contestataires.

Critiquer un tout petit peu le système est donc permis mais sans jamais vraiment le remettre en cause. Les formateurs invitent les professeurs à ne pas trop évoquer l’actualité et à se fier à une analyse des médias très superficielle. On les étudie sous l’angle de la forme et des techniques utilisées : créer un coin « médias », jouer avec le cadrage des images, sonoriser une séquence JT, créer d’une affiche, analyse des photos et des publicités...

Par rapport à la manipulation de la pensée, on en arrive à échafauder des stratégies creuses : "Une piste à explorer serait de leur faire comprendre qu’on les manipule. Le problème est que c’est un argument également partagé par les complotistes. Une autre piste serait de flatter leur égo, en mettant l’accent sur la satisfaction d’avoir dévoilé une supercherie et de ne pas être tombé dans le piège.... Développer une argumentation rationnelle avec un tenant (du complotisme) peut éventuellement être constructive pour la partie de l’auditoire qui doute, même si c’est un danger d’abord à cause du biais de simple exposition, ensuite parce que vous maîtriserez toujours moins bien le sujet que le tenant, qui lui a passé énormément de temps à se renseigner sur internet. L’exercice est donc particulièrement périlleux." (4)
On attrape les jeunes par leur égo et les enseignants semblent considérés par la formatrice comme incapables de se renseigner, ce qui rejoint l’idée, évoquée plus haut, que le public se laisse guider par son émotion et donc serait incapable de faire preuve discernement. On se demande si on parle bien d’enseignement et d’esprit critique.

Un autre formateur (5) passe par la rhétorique (en apprenant à plaider une cause et son contraire avec la même habileté) pour aider à contrer les erreurs de jugement des jeunes en voie de radicalisation. L’art de convaincre par la parole, convaincre plutôt que de discuter du réel. Ce même formateur estime que parler des guerres comme étant une des causes du terrorisme est une dérive idéologique qui n’a pas sa place dans les écoles.

La plupart du temps, ces experts sont convaincus que l’information puisée sur internet et les réseaux sociaux est nécessairement simpliste. Non seulement c’est faux, mais internet permet de se documenter plus facilement. Cela peut simplifier les recherches personnelles et favoriser les questionnements des utilisateurs, accusés un peu vite de complotisme. Ceux-ci seraient d’ailleurs forcément « d’extrême droite, antisémite et homophobe, faisant partie des réseaux anti-impérialistes , anti-sionistes , anti-colonialistes, ils font partie des minorités ethno-culturelles, de la génération « tout est acquis » donc « tout est permis » perdue devant un réel trop complexe et/ou trop douloureux (6). Cela fait beaucoup de monde, l’amalgame est évident et on ne comprend pas bien le mal qu’il y a à être anti-colonialiste, par exemple. Et si, simplement, tous ces « complotistes » étaient des citoyens qui se posent des questions sur les dérives de notre société ?

Validation des sources et esprit critique

Les sources alternatives d’informations inquiètent et dérangent les autorités académiques. Celles-ci proposent de consulter le site « conspiracywatch » afin de dénoncer les "conspirationistes". Or, ce site a été créé par un blogueur (7) pour qui critiquer les lobbys et dérives antidémocratiques, c’est déjà être complotiste. Il est proche des milieux néo-conservateurs français favorables à la guerre d’Irak, de Bernard-Henri Levy et de Caroline Fourest. Conspiracywatch est un outil de propagande, principalement consacré à disqualifier ceux qui critiquent les pires politiques du moment. Il ne peut pas être considéré comme un outil pédagogique sérieux. Pourtant, en Belgique comme en France, de nombreux documents (8) destinés aux enseignants s’y réfèrent. La vérification des sources ne semble pas être la spécialité des formateurs en validation des sources !

Une source d’information doit être analysée afin de comprendre quelle est l’intention ou l’idéologie qui s’y rattache. Elle doit être placée dans son contexte. Mais une information pertinente peut très bien être trouvée dans une source dite « douteuse ». Ce n’est donc pas tant la fiabilité de la source qui doit être analysée en priorité. Par contre, l’information doit être examinée en recoupant plusieurs médias, en confrontant les points de vue opposés, en faisant des liens, en recherchant les causes et les conséquences, en se questionnant sur la pertinence des faits...

C’est davantage la capacité des jeunes à penser juste et à se poser les bonnes questions qui doit être développée. Pour cela, il faut leur apporter plus de savoirs de base, développer leurs connaissances générales, leur esprit logique et leur objectivité. Plutôt que de fuir toute approche idéologique, l’étude de la philosophie, de l’économie, des courants de pensée et de ces mêmes idéologies devrait figurer dans les programmes. Une citoyenneté responsable ne peut se concevoir que si on est capable de débattre de manière objective et informée. Développer une vraie capacité d’auto-défense intellectuelle permettra aux jeunes de mieux se documenter afin de comprendre les enjeux actuels et d’y faire face.

Michèle JANSS

 https://www.legrandsoir.info/l-ecole-la-post-verite-et-les-theories-du-complot.html
 
  anticons  
    les fachos stals et islamistes aiment le grandsoirinfo 2017-04-21 11:19    
  -**le grand soir est un média complotiste rouge / brun
fuk u
 
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    Et encore un pour la route ! 2017-04-25 23:00    
  « Dépêché à Caracas pour cause de campagne présidentielle en France ? » s’écria le vieux Petkoff, amusé du paradoxe qui ramenait son vieil ami « le doctor Paulo » sous les lambris viscontiens du Four Seasons. Le cinéphile devenu journaliste s’efforça de rire, fermant un œil complice pour l’abrazo. Au fond de lui-même il était d’une humeur massacrante. Certes, le laptop posée sur le couvre-lit moiré l’avait rasséréné. Paris publiait in extenso son article sur les morts au Venezuela et sur la marche de la droite jusqu’à la Conférence épiscopale, la « marche du silence en mémoire des tombés », un titre qui serait aussitôt copié/collé à l’infini sur une myriade de sites et de tweets. Et le président de Voluntad Popular lui avait répété que des médias comme le sien revêtait un rôle muy, muy importante, si si hermano, dans l’offensive finale contre le « régime ».

Mais au-delà des abrazos effusifs, Paulo Paranagua [correspondant du Monde pour l’Amérique latine - NdR] le sentait, quelque chose n’allait pas. Au déjeuner il avait failli prétexter un appel urgent tant l’irritaient les litanies de Maria Candela, coprésidente de l’ONG des droits humains Libertad Segura. « Chaque matin je me réveille avec le même pays que la veille et un terrain de golf qui brûle mais Maduro est toujours là il voudrait démissionner mais ce sont les autres chavistes qui ne le laissent pas faire et je ne comprends pas puisque les sous-marins nord-américains sont partis il y a deux jours de Panama pourquoi rien ne bouge nous n’avons personne de sérieux dans nos rangs et figurez-vous qu’hier des jeunes d’un barrage ont stoppé ma voiture et m’ont obligée à baisser la fenêtre j’ai dû leur montrer mon masque d’anonymous je leur ai dit moi aussi je viens d’Altamira moi aussi je travaille, on est du même bord vous savez ? j’ai dû leur filer une bouteille de rhum pour qu’il me laissent passer… ces malandros (voyous) ». Le soir il interrogea des amis de Primero Justicia sur ces militants d’extrême droite qui agressaient jusqu’aux médias amis comme Globovision, Venevision ou Televen (1), mais la réponse l’avait frustré : « unos loquitos » (des fous).

Le 19 avril, alors que tous lui promettaient la fin du régime avec le même fébrilité que l’an passé à Marie Delcas volant pour l’occasion de Bogota à Caracas, le froid nocturne de l’échec avait dégrisé les militants qui avaient inondé Twitter de leur rage contre le président de l’Assemblée Nationale  ;– revenu très souriant de Washington. « Alors Julio, ta promesse de faire tomber Maduro, tu l’as oubliée ? ». Même la pluie avait trahi en faveur des chavistes en éteignant un à un les incendies allumés dans les villes principales du pays. Des dirigeants de la droite lui avaient avoué – off the record Paulo, off the record ! – leur lassitude face à une extrême droite qui jouait en solitaire, les remplaçait dans les réunions à l’ « ambassade » et qui le 20 avril, avait payé la pègre d’El Valle pour mettre à sac des commerces. L’affaire avait mal tourné, avec onze personnes électrocutées en pillant une boulangerie. Mais « le doctor Paulo » avait promis de s’en tenir a la règle établie : tout mort est un mort du régime. Et nul besoin de s’étendre sur l’assaut nocturne, mené trois heures durant, contre une maternité de Caracas. A ces heures aucun taxi ne se serait risqué à sortir de l’Est cossu de la capitale pour qu’il aille interviewer les mères des barrios évacuées de justesse, leurs bébés dans les bras (2). Quant à la critique de l’UNICEF sur ceux qui détruisaient des centres de santé et des écoles (3), elle restait trop générale pour qu’à l’extérieur on en saisisse la couleur.

Ce soir il se sentait fatigué. Comment expliquer à Petkoff qui le relançait sur son répondeur, qu’une interview de lui dans le Monde l’obligerait a démentir un article antérieur où il annonçait la fermeture par « le régime » de son journal, le dernier titre indépendant du Venezuela ? Alors que chaque matin une édition toute fraîche de Tal Cual le narguait au kiosque du bar ?

Avant de se coucher il écouta encore à la télévision le dirigeant de la droite Henry Ramos Allup déclarer que la marche en l’honneur des morts valait aussi pour les « víctimas potenciales y eventuales » des jours prochains (4). Il avait fait ses calculs. En comptabilisant tous ces morts on arrivait au chiffre de vingt et dès lundi, les violences reprendraient. Tenir, tenir jusqu’au dimanche soir murmura-t-il en français en glissant un pourboire dans la main du serveur à la bouteille de Westland qui feignait de relire l’addition.

Thierry Deronne,
Venezuela, avril 2017

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