Tema/i | anticapitalismo / antiglobalizzazione | Archivo press : Bulletin d'Espace Noir (novembre-décembre)
  04-11-2011 00:44
Autore
Espace Noir
 
 
  Voiloi voilou le tout frais Bulletin d'activités culturelles et politiques de la coopérative Espace Noir à St-Imier où se mèlent concerts, souper, expos, lectures et convivialité. Dur de vous présenter un choix non exhaustif, vous le ferez donc par vous-même.
On titille vos papilles tout de même avec l'édito qui arbore le thème de l'emprisonnement et la répression des migrant.es via les Centres de Rétention Administratif (!!) en Suisse comme en France ou ailleurs.
On prendra le temps de discuter et échanger là autour les 08 et 09 décembre avec deux jours intitulés "La Suisse : un pays multiculturel?" où sera projeté "Vol Spécial" (Fernand Melgar) et présenté d'une expo photo, d'un souper-lecture... et toujours sur la même vague "migratoire", le 13 décembre, la présentation du livre "De Lampedusa à Rosarno : Euromirage" (Jean Duflot) sur les émeutes racistes à Rosarno et la politique de migration adjacente.
Mai en atendant dès le 04 novembre, c'est l'inauguration de l'exposition "Des genres des identités" qui lance un mois thématique du même nom avec des projections, café-discussion, concerts....
 
     
  L’EDITO

Que feriez-vous si vous découvriez que votre voisin est un immigré clandestin ?Appelleriez-vous la police afin qu'il soit arrêté, emprisonné et enfin expulsé vers son pays d'origine, ou alors feriez-vous tout le nécessaire pour l'aider ?
Ces dernières années en Europe vous avez sûrement remarqué ces nouvelles prisons pour immigrés : les centres de rétention (CRA)
où l'on y enferme même des enfants.

Certaines ont été entièrement brulées, dans d'autres des révoltes y ont éclatées. Être enfermé sans avoir été condamné est
une chose, mais être enfermé en subissant des humiliations, des violences et même mourir au moment de l'expulsion en est une
autre. Rester 18 mois enfermé en attendant d’être renvoyé, être séparé de ses enfants et de son conjoint, c’est le prix à payer pour
être entré illégalement dans la forteresse Européenne. Pourtant la majorité des sans- papiers travaillent, participent économique-
ment au pays en effectuant bien souvent les basses œuvres sous-payées que le patronat veut bien lui refourguer.
Souvent, les gens disent qu'ils nous volent nos emplois! Mais allez travailler plus de 42 heures en n’ayant ni vacances payées, ni week-
end, tout en espérant un jour se faire régulariser pour enfin vivre dignement, est-ce du vol? Et dans la majorité des cas ce ne sont pas des papiers en règle qu'ils obtiendront, mais des arrestations en bonne et due forme. Alors il arrive que certains se brûlent (régulièrement) les phalanges pour tromper les prises d’empreintes afin d’éviter d’être expulsés, organisent des grèves de la faim et boutent le feu à leurs matelas au risque de leur vie.

Je vais prendre l'exemple de la France, où la plupart des sans-papiers se font arrêter dans la rue, chez eux, parfois dans leur baignoire ou
dans leur lit, d'autres sur leur lieu de travail, à la préfecture. Ensuite ils sont transférés, d'une prison à un centre de rétention, arrêtés dans des commissariats où ils venaient tout simplement porter plainte.
Imagine : arrivé à la gare, tu aperçois des fourgons de police, qui arrivent en masse. Et voilà que tu te retrouves ennemi numéro un, le coupable idéal de cette crise, qu'elle soit politique ou monétaire...Il y a en moyenne 2 à 3 rafles par semaine, suivies d’arrestations (en
France). Ils leur donne le gentil nom d’ « opérations de contrôle ».
De plus, les situations de délation se sont multipliées ces dernières années. Dans les services publics et au pôle emploi (chômage), où ils se servent de circulaires précises afin de vérifier les identités des personnes étrangères. Aller dans un grand magasin se faire une carte de fidélité ou se faire un abonnement téléphonique peut vous conduire tout droit dans un centre de rétention. Des femmes, des enfants, des personnes âgées, malades ou souffrantes
de maladie psychiatrique sont désormais arrêtées régulièrement, suite à ces délations banalisées.

C'est le cas en Haute-Loire, où des gendarmes en civil sont venus chercher le petit Vazgen, 6 ans, le 7 janvier 2011 à la sortie de son école, avec son père, d'origine russo-arménienne. Il faut savoir que ce sont les 48 premières heures après l’arrestation qui sont les plus importantes. C'est là qu'un entretien avec un juge a lieu et celui-ci décide ou non de prolonger la détention. La première chose dite par ces personnes arrivées en CRA est: je n'ai rien fait !
C'est ensuite la violence que créent les CRA qui prend le relais :
Insomnies et traitements irrespectueux sont légion… Si certains se font prescrire du valium afin de dormir, d'autres se tranchent les veines, boivent leurs shampoing, se mettent en grève de la faim, se tapent la tête contre les murs ou boutent le feu dans leur cellule volontairement afin d’attirer l'attention et en espérant être libérés. Quand aux enfants âgés généralement de 5 à 10 ans, je vous laisse imaginer...
Refuser son expulsion reviendrait à enfreindre la loi ? (rire) Mais alors quelle sanction serait délivrée à un sans papier en grève de la faim ou dans un état de fragilité ? Le plus souvent ils sont placés en prison, puis repartent en CRA. Malheureusement, tout le monde n'a pas pu bénéficier de soutien humain.
Certains ont trouvé la mort suite à leurs refus d'embarquer pour leur propre expulsion.

 
     
 
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  commentaire 2011-11-04 13:15  
c'est toujours celui qui a de la merde sur le nez qui dit que ça pue chez les autres...Taisen Deshimaru...
c'est sympa de venir faire pleurer dans les chaumières françaises...les pratiques des flics en Suisse sont elles différentes ? ça se saurait...la délation y est aussi une pratique plus que répandue...ton article,c'est un peu l'hopital qui se fout de la charité...arrêtez donc de faire l'autruche vous qui êtes en Suisse,c'est aussi crade qu'ailleurs sur le plan de la mentalité,le flicage,le moutonnisme et j'en passe
salutations anarchistes quand même
tux
  ??? 2011-11-04 15:05  
Je comprends pas la réaction ci-dessus. Il me semble qu'on (l'espace noir ou d'autres) parle assez souvent de la situation en suisse. On a quand même bien le droit de parler de temps en temps de ce qui se passe ailleurs (ça permet de voir que c'est partout pareil, là-dessus je te rejoins).

Enfin, si ça permet aux nerveux de se détendre, c'est déjà ça.

Salutations
;)
  ovomaltine 2011-11-07 22:10  
yo !

alors a propos de mon article le truc c'est qu'on ma demandé d'écrire un texte sur l'immigration en Suisse. c'est vrai que je ne suis pas journaliste et ne possède même pas le bac (certes) et je suis Français (encore un frouze qui vient foutre ça merde) j'ai écris ce qui me paraissait le mieux pour le journal anar suisse rébellion.

pour ceux qui n’arrête pas de me souler avec ces histoires France / Suisse ben tenpis pour vous !

lool, j'adore...
le pote.a..boris